«Le gars l'a tiré dans le dos»

Michel Oligny... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Michel Oligny

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) Spécialisé dans la gestion du stress et l'intervention post-traumatique, un ancien policier de la Sûreté du Québec, Michel Oligny, a eu l'occasion de rencontrer Thierry Leroux, en novembre dernier, lors d'une visite régulière au poste de police de Lac-Simon pour y faire du debriefing.

«C'est pathétique. Mais c'est le risque du métier. Il venait d'arriver. Les jeunes sont de passage, ils font leur devoir avant de joindre un gros corps de police», raconte celui qui y retourne d'ailleurs ce mercredi pour échanger, entre autres, avec «l'autre policier en choc».

Selon lui, le triste dénouement n'a aucun rapport avec l'expérience. «Le gars l'a tiré dans le dos», fait-il remarquer. Et celui-ci ne croit pas qu'une formation autochtone aurait fait la différence.

«Les policiers reçoivent une bonne formation de base à l'École nationale de police. Il faut ensuite qu'ils s'ajustent à leur milieu. Mais quand on traite un appel, on ne sait jamais», laisse-t-il entendre.

Ce dernier tient à mentionner que la région de Lac-Simon est l'un des endroits où les drames sociaux sont les plus nombreux au Québec.

Et, dit-il, contrairement aux équipes d'intervention tactique, dont l'approche est calculée, le patrouilleur ne sait jamais si la personne sera armée ou s'il se fera tirer à bout portant quand il vérifie une voiture ou qu'il intervient dans un cas de violence conjugale ou de chicane.

«Il faut que tu penses vite. Malheureusement, là, ils n'ont même pas eu le temps de penser. Le gars lui a tiré dans le dos», a-t-il conclu.

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