Gingras accusé d'avoir fracturé le tibia d'un bébé de sept mois

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On voit ici Stéphane Gingras lors de son arrivée au plais de justice de Trois-Rivières vendredi dernier.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Stéphane Gingras, cet individu de Saint-Pierre-les-Becquets arrêté la semaine passée pour avoir malmené une fillette de 4 ans le 1er octobre dernier, aurait fait une autre victime.

Lors de son retour devant le tribunal lundi matin, la Couronne a en effet porté contre lui une nouvelle accusation en lien avec un événement survenu cette fois-ci le 19 mai 2014. Il se serait alors livré à une voie de fait grave contre un bébé de sept mois en le secouant fortement.

La fillette a eu le tibia fracturé et a souffert d'une hémorragie intracrânienne. Les examens qui ont été faits à l'hôpital ont en effet révélé que ses blessures et son hématome sous-dural s'apparentaient à un cas de bébé secoué.

Tel que l'a précisé Me Catherine Roberge, procureure de la Couronne, Gingras était justement sous enquête depuis cet événement de mai 2014. En cours de route, la police a reçu le nouveau dossier pour lequel il y a eu le dépôt des accusations de vendredi dernier.

Le 1er octobre dernier, il aurait tenté d'étouffer une fillette de 4 ans en lui plaçant un oreiller sur le visage. Les examens médicaux ont révélé qu'elle souffrait d'un hémorragie sous-conjonctivale, ce qui était compatible avec une suffocation et certaines verbalisations de l'enfant.

Notons que les deux événements sont distincts. Les deux fillettes n'ont pas de lien de parenté entre elles. Aujourd'hui, elles se portent bien, même si on ne peut totalement écarter la possibilité de séquelles.

Gingras, 30 ans, a donc été arrêté à Québec jeudi par les enquêteurs de l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec. Il a comparu vendredi au palais de justice de Trois-Rivières où il a été accusé de voie de fait armée. La Couronne s'était alors objectée à sa remise en liberté.

Lundi matin, il a comparu sur le nouveau chef de voie de fait grave. Après discussions entre la procureure de la Couronne et l'avocat de la défense, Me Alexandre Biron, Gingras pourra finalement reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires mais sous engagements.

En dépit de la gravité des gestes qui lui sont reprochés, l'individu de 30 ans n'a aucun antécédent judiciaire hormis une cause pendante pour conduite avec les facultés affaiblies.

Il devra ainsi verser une caution de 1000 $ avec dépôt, demeurer à son domicile de Saint-Pierre-les-Becquets, ne pas se rendre chez les victimes ni tenter de communiquer avec elles.

Et surtout, il lui sera interdit de se trouver en présence d'enfants de moins de 10 ans sauf sous la supervision d'un adulte informé des présentes accusations.

Son dossier a été reporté au 15 avril.

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