Trafic de cocaïne: trois ans de prison pour un récidiviste de 65 ans

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(La Tuque) Un homme de 65 ans au lourd passé judiciaire prendra le chemin du pénitencier pour les trois prochaines années pour du trafic de drogues, notamment de la cocaïne.

La juge Guylaine Tremblay a rendu la sentence de Jean-René Tremblay, jeudi, au palais de justice de La Tuque.

L'individu a été arrêté à la suite d'informations du public. Des quantités de drogues, des balances, des sacs vides et un montant de 2920 $ ont été saisis chez lui lors d'une perquisition. Jean-René Tremblay a, par la suite, vidé son sac aux policiers. Il a expliqué dans une déclaration incriminante qu'il s'était remis au trafic depuis 2010.

L'individu n'en était pas à ses premières infractions en matière de stupéfiants. Il a purgé deux peines d'emprisonnement pour complot pour importation de drogues. Il a également été reconnu coupable de trafic de stupéfiants, de production, d'introduction par effraction, de fraude, de recel, de vols...

Son avocat, Me Louis-René Lupien, avait demandé lors des plaidoiries sur sentence une peine d'emprisonnement de deux ans avec une probation. Il a insisté sur les facteurs atténuants du dossier de Jean-René Tremblay. Il a insisté, entre autres, sur son âge, sa santé et ses démarches en thérapie. Il a également souligné sa collaboration avec les autorités policières et son train de vie qui n'a rien de luxueux. «Ce n'est pas quelqu'un qui roulait en Cadillac, qui demeurait dans un chalet haut de gamme et qui allait en voyage plusieurs fois par année. Il a un véhicule 2001, il vit dans un appartement», a lancé l'avocat de la défense.

Il avait précédemment fait entendre son client, qui est venu apporter certaines spécifications sur les conclusions du rapport présentenciel.

«C'est drôle à dire, mais ça m'a soulagé de tout raconter aux policiers. J'étais trop faible pour m'en sortir moi-même», a-t-il témoigné.

Il a également avoué qu'il avait eu une rechute depuis sa remise en liberté. Il a aussi été questionné par le procureur de la Couronne sur les conséquences des stupéfiants sur ses clients. Jean-René Tremblay a fourni une réponse plutôt vague. Il a expliqué qu'en thérapie, il avait compris qu'il minimisait son implication en guise de réponse.

Le procureur de la Couronne, Me Éric Thériault, pour sa part a fait ressortir les facteurs aggravants lors des plaidoiries. Il a notamment souligné la nature des stupéfiants, la durée de l'infraction soit trois ans et demi ainsi que les nombreux antécédents. Il a également fait ressortir que l'individu est sorti de prison en 2008 et qu'il a recommencé à vendre de la drogue en 2010. Il a demandé une peine de quatre ans d'emprisonnement. «Je demande quatre ans, parce que monsieur a eu une bonne collaboration et qu'il a plaidé coupable. Dans le cas contraire, je serais allé vers une sentence beaucoup plus élevée», a-t-il affirmé.

La juge Guylaine Tremblay a tranché. Elle a imposé une peine de trois ans d'emprisonnement. «Je pense que le risque de récidive que vous présentez s'amenuise avec le temps. Vous êtes rendu à 65 ans et vous allez probablement faire des choix à l'avenir qui seront différents», a-t-elle souligné.

La juge Tremblay a également soulevé des éléments positifs dans le dossier, comme la collaboration de l'individu avec les policiers et la thérapie qu'il a complétée. «Je vous crois quand vous dites que vous avez été soulagé de parler aux policiers. Vous étiez pris dans un engrenage, vous ne saviez plus trop comment vous en sortir», a affirmé la juge.

Elle a également pris en compte que l'individu avait toujours le soutien des membres de sa famille, malgré tous ses écarts de conduite. «C'est certainement qu'il y a quelque chose de bon dans vous. Pour moi, c'est positif et j'en tiens compte», a souligné la juge Guylaine Tremblay.

Toutefois, elle n'a pas adhéré à la version de l'accusé qui disait que ses gestes étaient pour subvenir à sa propre consommation. «Le trafic devait quand même être d'importance parce que vous aviez 2920 dollars. Je ne suis pas naïve, vous ne vous mettiez pas tout ça dans les narines au fur et à mesure. Il y avait une certaine organisation», a-t-elle lancé.

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