Incendies criminels: Jean Sigman décide d'aller en appel

Jean Sigman a décidé d'en appeler du jugement de culpabilité rendu contre lui... (François Gervais)

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François Gervais

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Jean Sigman a décidé d'en appeler du jugement de culpabilité rendu contre lui le 11 janvier dernier pour des incendies criminels, des fraudes, des voies de fait, du harcèlement et des complots.

Le 9 février dernier, ses nouveaux avocats de la firme Monterosso, Giroux Lamoureux (Sigman était représenté lors de son procès par Me Patrice Gagnon), ont en effet porté la cause en appel en invoquant des questions de droit. Ils estiment que le juge de première instance, Jacques Lacoursière, a erré en droit en acceptant une preuve d'actes similaires autrement inadmissible, sans avoir préalablement tenu de voir-dire et sans que la défense en ait été avisée. Il aurait également écarté sans raison le témoignage de Jean Sigman. Ainsi, ils demandent à la Cour d'appel d'annuler le jugement de culpabilité en lui substituant un verdict d'acquittement ou encore d'ordonner la tenue d'un nouveau procès.

Au terme d'un procès qui avait nécessité 14 jours d'audiences en 2015, le juge Jacques Lacoursière avait conclu que Sigman, un ex-lieutenant du caïd de la drogue Raymond Desfossés, avait bel et bien fait incendier quatre résidences en 2003, 2011 et 2012 à Entre-Lacs, Trois-Rivières et Saint-Jean-des-Piles afin d'en récolter l'argent des assurances. Son objectif était d'investir cet argent dans une compagnie de fruits et légumes et d'utiliser celle-ci pour importer de la cocaïne. Tous les incendies étaient survenus dans le cadre d'exécution de travaux de rénovation ou de restauration de meubles et dans une période de moins d'un an entre 2011 et 2012. Sigman avait convaincu les propriétaires ou les occupants de mettre le feu afin d'en retirer les bénéfices des assurances.

Il avait aussi été déclaré coupable d'utilisation frauduleuse d'une carte de crédit, de fraudes contre les compagnies d'assurances, de voies de fait, de harcèlement et de complot pour commettre des fraudes et de incendies.

Dans son analyse, le juge Lacoursière avait rejeté le témoignage de Sigman, le trouvant décousu, impossible à suivre et souvent rempli d'invraisemblances et de contradictions. Il avait plutôt statué que la poursuite, représentée par Me Benoît Larouche, avait réussi à se décharger de son fardeau de preuve en démontrant hors de tout doute raisonnable sa culpabilité. C'est Me Louis-Charles Bal qui pilotera dorénavant ce dossier d'appel à la Couronne.

Par ailleurs, Sigman n'a pas encore reçu sa sentence. Les plaidoiries ont été fixées au 19 avril.

Rappelons que Sigman, avait écopé en mars 2005 d'une peine frôlant les dix ans de pénitencier pour gangstérisme et complot. Lorsqu'il s'est livré aux incendies criminels, il était en libération conditionnelle.

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