Opération «Malaise»: Francis Perron renonce à son enquête

Francis Perron, 46 ans, de Bécancour....

Agrandir

Francis Perron, 46 ans, de Bécancour.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Montréal

Sept des 14 accusés toujours détenus après les arrestations de l'opération policière «Malaise» effectuées fin janvier en lien avec des crimes de pornographie juvénile étaient de retour en cour, mardi, pour leur enquête de remise en liberté.

Jonathan Saint-Pierre, 28 ans, de Trois-Rivières.... - image 1.0

Agrandir

Jonathan Saint-Pierre, 28 ans, de Trois-Rivières.

Francis Perron, 46 ans de Bécancour, a, quant à lui, renoncé mardi matin à son enquête et restera donc derrière les barreaux.

Les sept autres accusés demandent tous à être libérés de prison dans l'attente de leur procès, mais la Couronne s'y oppose. Jonathan Saint-Pierre, 28 ans de Trois-Rivières, demeure donc pour l'instant derrière les barreaux.

La semaine dernière, cinq accusés du réseau de pornographie avaient été libérés, moyennant une longue liste de conditions à respecter. Un autre, Vincent Rodrigue, avait renoncé également à son enquête la semaine dernière.

Le quinzième accusé, Jessy Giroux, 32 ans, serait à l'extérieur du pays. Il n'a pas encore été arrêté. Habitant à Toronto, l'homme est accusé d'avoir commis ses crimes à Montréal et ailleurs au Canada.

Une enquêteuse de la Sûreté du Québec a expliqué mardi à la juge Julie Riendeau de la Cour du Québec les tenants et les aboutissants de l'enquête de la force policière, à la demande de la procureure de la Couronne en charge du dossier, Cynthia Gyenizse, qui souhaite que les sept accusés demeurent incarcérés. La juge pourra notamment se baser sur cette preuve pour prendre une décision.

La procureure de la Couronne a expliqué que l'enquêteuse va d'abord faire état d'une portion de l'enquête qui est commune pour tous les accusés, ce qu'elle complétera par la suite par une preuve spécifique à chacun d'entre eux.

«Ce dossier est dans le virtuel et dans le réel», a souligné Me Gyenizse.

Tous les faits de l'enquête, révélés en Cour par l'enquêteuse, sont frappés d'un interdit de publication et les médias ne peuvent donc pas les rapporter.

Le plus jeune des 14 accusés de l'opération «Malaise» a 27 ans et le plus vieux a 74 ans. Les faits reprochés remontent à 2003 et dans certains cas vont jusqu'en 2016.

La majorité des chefs d'accusation ont été portés contre les hommes pour avoir possédé, accédé, transmis, rendu accessible, produit, imprimé ou distribué de la pornographie juvénile. Certains sont aussi accusés d'en avoir conseillé d'autres sur la meilleure façon de commettre des actes criminels, notamment des contacts sexuels sur des mineurs.

L'enquête sur remise en liberté n'était pas terminée mardi après-midi et doit se poursuivre mercredi.

Inquiétudes à Saint-Guillaume

Des résidents de Saint-Guillaume sont inquiets depuis qu'ils ont appris que David Boucher, un des hommes accusés dans cette affaire, allait habiter chez sa mère dans cette municipalité du Centre-du-Québec. Certains dénoncent le fait qu'il réside dans un périmètre de cinq kilomètres d'une école et d'un centre de la petite enfance. Le maire de la localité, Jean-Pierre Vallée, a même demandé à la Sûreté du Québec d'être plus vigilante et que des patrouilleurs soient présents lorsque des enfants sont à l'extérieur. 

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer