Abus sexuels sur une fillette: 15 mois de prison pour Pierre Bergeron

Pierre Bergeron de Louiseville a été condamné, jeudi, à une peine de 15 mois de... (François Gervais)

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François Gervais

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pierre Bergeron de Louiseville a été condamné, jeudi, à une peine de 15 mois de prison ferme pour des abus sexuels commis sur une fillette.

L'homme de 55 ans s'est livré à des attouchements sexuels sur une mineure pendant trois ans, soit entre septembre 2008 et décembre 2011. La petite était âgée entre 8 et 11 ans. Il a également forcé celle-ci à le toucher.

On parle ici de gestes masturbatoires et de caresses bucco-génitales notamment. Les gestes reprochés sont survenus à une vingtaine de reprises. Il a aussi visionné des films pornographiques avec elle.

Une plainte avait été portée en 2014 à la police après que la victime eut parlé des abus à une enseignante. Pierre Bergeron avait alors été arrêté. Très rapidement, il avait collaboré avec les autorités et admis les gestes, allant jusqu'à dévoiler des informations dont la victime ne se rappelait plus.

Dans le cadre des plaidoiries sur sentence, la procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge, avait demandé 18 mois de prison. La défense, assurée par Me Mario Melançon, avait plutôt suggéré une peine variant entre six et neuf mois. Les deux parties convenaient cependant que la peine devait être plus élevée que le minimum prévu par la loi à cette époque, c'est-à-dire 45 jours.

Dans son analyse, la juge Dominique Slater a tenu compte de plusieurs facteurs atténuants qui pouvaient prôner en faveur d'une peine plus clémente pour Pierre Bergeron.

On parle ici de son absence d'antécédents judiciaires, de son plaidoyer de culpabilité qui a évité à la victime de devoir témoigner dans le cadre d'un procès, de sa collaboration avec les policiers et des regrets qu'il a manifestés à plusieurs reprises.

Qui plus est, les rapports prépénal et sexologique ont fait état d'un risque de récidive faible et de l'absence d'une structure pédophilique. Enfin, Pierre Bergeron souhaite intégrer à sa sortie de prison le programme de traitement contre la délinquance sexuelle de la Maison Radisson pour mieux cerner sa problématique.

Par contre, la juge estime que les facteurs aggravants sont très importants dans son cas comme le jeune âge de la victime, sa vulnérabilité, le traumatisme qu'elle a subi, l'abus de confiance et d'autorité, la nature des contacts sexuels, leur caractère répétitif et la longue période de temps. Elle a aussi rappelé que le législateur tend à augmenter les peines pour des crimes de cette nature. La peine minimale est présentement rendue à un an.

Puisque la juge estime que les critères de dénonciation et dissuasion sont essentiels dans pareils cas, elle lui a donc imposé une sentence de 15 mois. Il sera ensuite soumis à une probation pendant deux ans au cours de laquelle il devra entreprendre un cheminement thérapeutique. Il lui sera interdit d'entrer en contact avec la victime.

Il sera également inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité. Finalement, il lui sera interdit pendant trois ans de se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans sauf exceptions et sous supervision, de se rendre dans des lieux publics où des jeunes de moins de 16 ans sont susceptibles de se trouver et enfin, d'occuper un emploi qui le placerait en leur présence.

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William Labranche fait face à une vingtaine de chefs d'accusation pour des agressions sexuelles.

Agressions sexuelles: William Labranche cité à procès

Au terme d'une enquête préliminaire, William Labranche a été cité, jeudi matin, à subir son procès sur tous les chefs d'accusation portés contre lui en lien avec une série d'agressions sexuelles et de sévices qu'il aurait infligés à une jeune femme entre 2011 et 2014.

La juge Dominique Slater a conclu que la preuve déposée par la procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Paquet, était suffisante pour justifier la tenue d'un procès. Cette preuve inclut notamment le témoignage de la présumée victime du prévenu.

Labranche, 22 ans, qui est défendu par Me Pénélope Provencher, fait face à une vingtaine de chefs d'accusation. Parmi les gestes qui lui sont reprochés, il aurait notamment agressé sexuellement une jeune femme à plusieurs reprises en utilisant un fouet et des objets sexuels. Il lui aurait aussi infligé des lésions corporelles lors d'une agression sexuelle et des voies de fait à quelques reprises en se servant encore une fois d'objets sexuels. Il l'aurait même séquestrée à trois reprises.

On l'accuse également de menaces, d'introduction par effraction dans le logement de la présumée victime, de l'avoir forcée à conduire un véhicule alors qu'elle était en état d'ébriété et de méfait. Enfin, il fait face à des chefs de trafic de drogue et de possession pour fins de trafic.

Par ailleurs, rappelons qu'il est aussi détenu dans un autre dossier similaire. Il aurait violenté et agressé sexuellement une autre jeune femme les 19 et 20 avril dernier à Trois-Rivières.

Les chefs portés contre lui sont notamment agression sexuelle causant des lésions corporelles, voies de fait avec lésions corporelles, agression armée, séquestration, menaces de mort, conduite avec les facultés affaiblies, conduite dangereuse, possession et trafic de stupéfiants. Pour ces événements, il a déjà été cité à procès.

Ses dossiers ont été reportés au 1er mars pour la forme.

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