Porno juvénile: son crime pourrait lui coûter sa maison, une première au Québec

Jacques Plamondon... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Jacques Plamondon

François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Jacques Plamondon, cet enseignant à la retraite qui a été arrêté le 1er décembre pour pornographie juvénile, a été déclaré criminellement responsable de ses actes.

À la lumière d'une évaluation psychiatrique qu'il a subie au Centre régional de santé mentale de Shawinigan, il ne pourra pas en effet invoquer une défense de non-responsabilité pour cause de troubles mentaux comme par exemple une dépression.

C'est du moins ce qu'on a pu apprendre, jeudi matin, lors de son bref retour devant le tribunal. Son avocat, Me Simon Ricard, a donc demandé à ce que le dossier, toujours au stade de l'enquête sur caution, soit reporté au 23 février pour la forme. Il a notamment besoin de temps pour prendre connaissance de nouveaux éléments de preuve qui lui ont été communiqués par le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier.

Ce dernier en a par ailleurs profité pour déposer de nouvelles accusations de voyeurisme contre Plamondon. On lui reproche notamment d'avoir observé et produit un enregistrement visuel de mineurs. Les faits seraient survenus en juillet 2013 et juillet 2015.

Ces chefs viennent donc se rajouter aux autres accusations déjà portées contre lui, soit d'avoir possédé, accédé, produit et distribué de la pornographie juvénile entre le 28 juin 2006 et le 1er décembre 2015. La Couronne s'est objectée à sa remise en liberté, de sorte qu'il est toujours détenu pour l'instant.

Le prévenu, âgé de 69 ans, avait été repéré sur Internet après avoir mis en ligne un fichier de pornographie juvénile. Une perquisition avait ensuite été réalisée à son domicile situé à Place du Havre à Trois-Rivières. Plusieurs dizaines de milliers de fichiers illicites auraient été retrouvés.

Sa résidence de Trois-Rivières, située sur Place du Havre, a d'ailleurs fait l'objet d'une ordonnance de blocage en lien avec des crimes de pornographie juvénile, ce qui constituerait une première au Québec. La police estime que cette maison a servi à commettre des crimes.

Jacques Plamondon a oeuvré dans le domaine de l'enseignement à La Tuque pendant plusieurs années. Il s'impliquait aussi bénévolement auprès des enfants, notamment des scouts.

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