Pornographie juvénile «hardcore»: cinq mois de prison pour Normand Grimard

Une peine de cinq mois de prison a été imposée, mardi, à un homme de 64 ans,... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une peine de cinq mois de prison a été imposée, mardi, à un homme de 64 ans, Normand Grimard, pour avoir possédé et distribué de la pornographie juvénile.

La juge Guylaine Tremblay n'a pas caché qu'elle avait longuement hésité avant de statuer sur le quantum de la sentence compte tenu de la réhabilitation entreprise par Normand Grimard.

Depuis son arrestation, il s'est investi à fond dans une thérapie avec son psychologue, Alain Perron.

La juge a également noté que contrairement à d'autres prévenus qui font face à des accusations du même type en matière de pornographie juvénile, il avait reconnu ses gestes et la gravité de ceux-ci.

Pour elle, la clémence était donc de mise mais compte tenu de la gravité subjective des crimes commis, elle n'a pu se résoudre à lui imposer la peine minimale de 90 jours de prison tel que demandée par l'avocat de la défense, Me Simon Ricard. Elle l'a donc condamné à cinq mois de prison.

Dans cette affaire, le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, avait réclamé six mois de prison. Il avait notamment insisté dans sa plaidoirie sur le contenu «hardcore» des fichiers retrouvés en sa possession.

On pouvait y voir des enfants, garçons et fillettes d'âge prépubère et même des bébés de six mois, en train d'avoir des relations orales, vaginales et anales. Qui plus est, Grimard avait lui-même photographié à son insu une fillette âgée de huit ans pendant qu'elle prenait son bain.

Au départ, il avait été repéré le 30 janvier 2012 par un agent du FBI qui faisait de l'infiltration virtuelle. Le suspect lui avait alors rendu accessible 285 fichiers de pornographie juvénile.

Le dossier avait été transféré à la Sûreté du Québec. Le 14 mars 2013, une perquisition avait ensuite été faite au domicile de Normand Grimard. Les enquêteurs avaient saisi dans son ordinateur 70 images et cinq vidéos de pornographie juvénile.

Le nombre et la nature des fichiers sont des facteurs aggravants dont la juge a tenu compte. D'un autre côté, son plaidoyer de culpabilité, son absence d'antécédents judiciaires, le fait qu'il occupe un emploi depuis plusieurs années, sa reconnaissance des faits, un rapport de probation positif et bien sûr le processus de réhabilitation entrepris ont atténué la sentence.

À la lumière des rapports d'expertise, Grimard souffrait à l'époque de distorsions cognitives importantes. Son arrestation et les conséquences qui en ont résulté auront suscité une prise de conscience majeure.

D'ailleurs, la Couronne avait accepté de réduire les trois accusations sur acte criminel - deux pour possession et une pour distribution de pornographie juvénile - au niveau de l'infraction sommaire lors de son plaidoyer de culpabilité en mai dernier.

Normand Grimard sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité. Il lui sera par ailleurs interdit d'être en contact des jeunes de moins de 16 ans, sauf en présence d'un adulte informé de ses antécédents.

Il ne pourra pas aller dans des endroits publics où des jeunes de moins de 16 ans sont susceptibles de se trouver, d'occuper un emploi qui le placerait en leur présence et d'utiliser Internet sauf exceptions.

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