Accident mortel à La Tuque: une lueur d'espoir pour la famille

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Le désarroi de Johanne Brodeur et Pierre Lapointe a déclenché un élan de sympathie et de générosité de la population latuquoise.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Le cri du coeur de Pierre Lapointe et Johanne Brodeur a suscité beaucoup de réactions mardi. Leur désarroi devant une situation qui les dépasse a déclenché un élan de sympathie et de générosité de la population latuquoise.

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Les parents de Michaël Lapointe, Johanne Brodeur et Pierre Lapointe, ont rencontré l'avocate Mélanie Ricard.

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Même qu'une lueur d'espoir a pointé le nez. L'avocate Mélanie Ricard a contacté les parents de Michaël Lapointe pour leur offrir son aide gratuitement afin d'analyser la possibilité d'entreprendre des procédures judiciaires.

«C'est le plus beau cadeau qu'on pouvait avoir. Le plus beau cadeau que quelqu'un pouvait nous faire. Peu importe comment ça va se terminer, on va avoir l'impression d'être allé au bout des choses. Je le répète, je ne veux pas qu'il soit mort pour rien», lançait Johanne Brodeur, la mère du jeune homme qui a perdu la vie après que sa voiture se soit retrouvée submergée dans la rivière du Milieu en raison d'une sortie de route sur un chantier abandonné.

Les parents ont lancé un émouvant cri du coeur en début de semaine parce qu'ils croyaient tous leurs espoirs de justice épuisés. Toutefois, ils ont été très contents d'apprendre qu'il reste peut-être encore une possibilité. L'avocate Mélanie Ricard les a contactés.

«J'ai vu cette nouvelle-là dans les médias et je me disais que ça n'avait aucun sens. Je comprends très bien qu'il n'y ait pas de recours civil en raison du no-fault, mais qu'il n'y ait pas d'accusations criminelles... Quand j'ai vu les vidéos et le reportage, je me suis demandé si ces gens-là avaient d'autres recours. Effectivement, il existe une possibilité», lance Me Ricard.

Cette possibilité, c'est de déposer une plainte privée au criminel devant un juge de paix qui devra décider si les accusations sont fondées.

«La dénonciation privée consiste à déposer un acte d'accusation directement au greffe du tribunal accompagné des pièces justificatives et de déclarations assermentées qui vont décrire l'événement et qui vont décrire en quoi une infraction criminelle a été commise. Il va y avoir une pré-enquête qui va être faite par un juge de paix.

La procédure va être signifiée au procureur aux poursuites criminelles et pénales également. Le juge de paix va décider s'il y a lieu de décerner une sommation ou un mandat d'arrestation et de porter des accusations. En tout temps, le procureur aux poursuites criminelles et pénales peut décider de reprendre le dossier et de le poursuivre par lui-même», explique l'avocate.

Cette dernière a toutefois été claire avec la famille de Michaël Lapointe. C'est le juge qui doit trancher.

«Je n'ai pas fait de promesses. Est-ce que le juge va retenir la plainte? On ne le sait pas, mais ils ont le droit d'être entendu par un juge et ce sera à lui de décider s'il y a lieu de porter des accusations ou non. Je vais les aider à exercer leurs droits si c'est nécessaire.»

Me Ricard estime qu'en tant qu'avocate il est de son devoir de les informer des possibles recours puisque c'est un privilège que de connaître la loi et le système judiciaire.

«Dans ce cas-là particulièrement, je sentais le besoin de partager mes connaissances avec eux. Je crois que c'est une situation où ces gens-là ont besoin d'aide. C'est une situation où je peux leur apporter mes connaissances, mon expertise. La situation m'a touché donc j'ai décidé de le faire pro bono, c'est-à-dire bénévolement.»

D'ailleurs l'avocate espère être en mesure de porter assistance aux parents de Michaël Lapointe et de faire avancer le dossier.

«Comme c'est là, ils restent avec une opinion négative de la justice et j'espère que je vais être capable de les aider à passer à travers cette épreuve-là et au moins, ils auront l'impression qu'ils auront fait tout ce qu'ils pouvaient faire.»

Une nouvelle qui est arrivée comme un baume sur une plaie encore bien vive pour la famille de Michaël Lapointe.

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