«C'était une boule d'énergie»

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Des panneaux de signalisation ont été installés avant le pont de la rivière du Milieu à la suite de l'accident de Michaël Lapointe.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) La mort frappe souvent sans prévenir. Ç'a été le cas à la fin du mois de septembre 2015. Cette nuit-là, Michaël Lapointe n'est jamais revenu du chalet familial, un endroit qu'il chérissait depuis son jeune âge. La mort a emporté une partie de la famille Lapointe, la vie ne sera plus jamais la même.

Une croix a été érigée sur le pont... (Audrey Tremblay) - image 1.0

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Une croix a été érigée sur le pont de la rivière du Milieu pour souligner la mémoire de Michaël Lapointe. 

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La mère de la victime a laissé une note près de la croix. 

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«C'était notre rayon de soleil. C'était une boule d'énergie», lance Johanne Brodeur, la voix pleine d'émotions.

La douleur est extrême encore aujourd'hui. Dormir est devenu un sport difficile à maîtriser, et chaque petit détail, si anodin soit-il, fait penser à l'homme qu'il était. Depuis les événements, la famille doit conjuguer avec toutes les conséquences.

«On ne travaille plus, on ne sait pas quand on va travailler. On n'est plus capable d'aller au chalet, on n'a plus de vie. Les enfants qui partent avant les parents, ce n'est pas normal», soutient la mère de Michaël.

«Pour dormir, on doit attendre d'être au bout et de tomber sur le divan. On prend des pilules pour dormir, mais on y arrive presque pas quand même», ajoute le père de la victime, Pierre Lapointe.

Il faut dire que c'est lui qui a trouvé la voiture submergée dans la rivière du Milieu. C'est M. Lapointe qui a permis la mise en branle de toute l'opération sauvetage par les services d'urgence, qui a permis de trouver les deux passagers - dont un était blessé gravement - qui s'étaient réfugiés dans un chalet plusieurs centaines de mètres plus loin. Le souvenir est pénible.

Dans toute cette douleur, reste quand même les souvenirs. Des moments qui rappellent sa joie de vivre, son sourire, sa spontanéité...

«Michaël, c'était un garçon vivant, qui était aimé de toute la communauté», rappelle M. Lapointe.

Sa tante Annie Brodeur aussi n'a que des bons souvenirs, des moments qui, malgré toute la tristesse qui habite la famille, réussissent encore à accrocher un sourire.

«Michaël était ami avec tout le monde. Il partageait sa joie de vivre avec tout le monde et c'était contagieux. Quand il me rencontrait en voiture, il arrêtait. Il baissait sa fenêtre et il me disait: ''Coucou ma tante Annie, je t'aime ma tante Annie''», raconte-t-elle.

D'ailleurs, au salon funéraire, les gens ont afflué pendant des heures pour témoigner leurs sympathies.

«Tout le monde l'aimait. On a serré des mains sans arrêt cette journée-là, la population a été très touchée», ont témoigné les parents du jeune homme de 21 ans qui a perdu la vie dans l'accident.

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