Cinq ans de prison pour avoir abusé sexuellement de ses fillettes de 4 et 5 ans

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(Collaboration spéciale) Un père de famille de la communauté de Wemotaci a avoué sa culpabilité, mardi, au palais de justice de La Tuque. Il était accusé d'inceste sur ses deux jeunes filles âgées de quatre et cinq ans au moment des événements en 2015. La juge Guylaine Tremblay l'a condamné à cinq ans de prison en plus d'imposer plusieurs conditions.

Les événements reprochés remontent en juin 2015 pour la plus jeune des victimes. L'accusé serait allé chercher sa fille à la garderie, alors que ce n'était pas prévu. Il l'aurait amenée chez lui pour commettre l'inceste sur elle alors qu'ils étaient seuls. 

Dans sa déclaration, l'accusé a relaté qu'il aurait tenté d'entrer son pénis au complet, mais vu le jeune âge de la victime il n'en aurait pas été capable. 

La mère de la jeune fille se serait déplacée pour reprendre la jeune fille lorsqu'elle a découvert que l'accusé l'avait récupérée à la garderie. C'est en soirée que la fillette s'est plainte de douleur à la vulve et qu'elle a raconté à sa mère les gestes posés par l'accusé.

La fillette de quatre ans a été amenée à l'hôpital et son père a été arrêté dès le lendemain. La deuxième fille a été rencontrée après l'arrestation de l'accusé, elle a aussi dénoncé des événements semblables quelques semaines auparavant.

L'accusé confirmera d'ailleurs en interrogatoire les dires de la deuxième victime. 

«Dans son interrogatoire, monsieur a mentionné qu'il avait demandé la permission aux deux jeunes filles et qu'elles avaient dit oui pour faire l'amour. Il dit aux policiers de changer le mot agression et inceste parce qu'il y avait consentement. Ça vaut ce que ça vaut», a souligné le procureur en expliquant les faits.

Il aurait également mentionné avoir un problème, vouloir de l'aide et vouloir aller en thérapie.

L'accusé a reconnu les faits devant la juge Guylaine Tremblay qui a entériné la suggestion commune des deux avocats. Elle a condamné l'individu à cinq ans de prison, moins les mois déjà purgés. L'accusé sera donc encore 50 mois derrière les barreaux.

«En raison des caractéristiques propres que vous présentez et en raison de votre personnalité, j'estime que la peine minimale de cinq ans est appropriée. Vous êtes une personne démunie au niveau éducatif. Vous avez commis des infractions très graves à l'égard de vos enfants», a souligné la juge.

Un rapport sur la responsabilité criminelle avait été demandé par son avocat précédemment. Il avait été déclaré responsable. Le rapport a été jugé assez complet pour ne pas avoir à demander de rapport présentenciel. Puis, étant donné la reconnaissance des faits, le rapport sexologique n'a pas été demandé.

En plus de l'emprisonnement, il devra remettre un échantillon d'ADN et il devra également se conformer à la loi sur l'enregistrement des renseignements sur les délinquants sexuels à perpétuité. Il lui sera interdit d'avoir des armes à feu pendant dix ans.

Après sa libération, il lui sera aussi interdit pour une période de dix ans de se rendre dans des lieux publics où on peut se baigner et susceptibles d'accueillir des jeunes de moins de 16 ans.

Il ne pourra pas non plus chercher ou accepter un emploi, rémunéré ou non, qui le placerait en présence de jeunes de moins de 16 ans. Il devra aussi s'abstenir d'être en présence de gens de moins de 16 ans sauf s'il est en compagnie d'une autre personne qui peut le superviser.

De plus, la juge a recommandé que l'individu soit incarcéré à l'établissement de La Macaza dans les Laurentides.

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