Une camionnette coule dans le Saint-Laurent

Plusieurs heures ont été nécessaires pour extirper la... (Photo: Olivier Croteau)

Agrandir

Plusieurs heures ont été nécessaires pour extirper la camionnette de sa fâcheuse position.

Photo: Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Bécancour) Un automobiliste s'est retrouvé dans une fâcheuse position, samedi matin, à Bécancour. L'homme circulait à bord de sa camionnette sur le fleuve Saint-Laurent lorsque la glace a cédé, entraînant le véhicule par le fond. Heureusement, le conducteur, qui était seul à bord, s'en est sorti indemne.

Un peu après 5 heures, aux aurores, l'homme s'est aventuré sur la glace du Saint-Laurent en longeant le quai du secteur Sainte-Angèle, afin de taquiner le poisson. La noirceur recouvrant toujours les berges, il a mal évalué la solidité de la glace, épaisse d'environ six pouces à l'endroit même où son camion a commencé à s'enfoncer dans les eaux glacées, à plus ou moins 300 mètres des berges. Sorti in extremis de sa cabine, il a aussitôt fait appel à une compagnie de remorquage qui, elle, a été contrainte de demander du renfort d'un collègue tenant pignon sur rue à La Tuque.

«Ce n'est pas la première fois que je vois ça», note Jonathan Roy, propriétaire de Remorquage J2 et chargé des opérations.

Après avoir évalué la situation, des ancrages spéciaux ont été installés dans la glace, et ensuite le camion a été sorti de sa position précaire avec des cordes attachées à un bras rotatif.

Vers 13 h, la camionnette était quasiment submergée dans le fleuve Saint-Laurent. Le conducteur, qui n'a pas souhaité commenter les événements, regardait travailler les remorqueurs avec attention, non sans une pointe de découragement. De son propre aveu, c'est la première fois qu'il voyait pareille situation survenir à cet endroit précis du fleuve. Plus loin vers le chenal de navigation, une cabane de pêche trônait sans risque.

Pascal Hébert est un habitué de la pêche blanche au quai de Sainte-Angèle. Avec ses comparses d'hameçon, il a passé la nuit de vendredi à samedi dans sa cabane chauffée, dressée à une centaine de mètres de la rive. Un peu après 5 heures du matin, samedi, il a vu la camionnette rouler vers le large. Aussitôt, il a jugé ce comportement téméraire.

«On était couché dans la cabane ce matin lorsqu'on a entendu passer le pick-up. La glace craquait, car c'est pesant ce type de camion. On a steppé dans nos lits! Après ça on l'a vu caler. Ça n'a pas été long. Le gars a baissé sa fenêtre et est sorti par là parce que les portes ne voulaient pas ouvrir à cause de la glace. Il est venu cogner à notre cabane. Au début, il y avait juste les roues d'en avant qui étaient calées. Un moment donné, un bateau est passé au large et le camion a continué de caler», témoigne M. Hébert.

«Moi, jamais je ne m'aventurerais avec mon pick-up sur cette glace-là. Mais il était de bonne heure ce matin. Probablement le gars voulait aller à la pêche avant d'aller travailler. La pêche blanche, c'est une maladie. Moi-même quand j'arrive, je vire fou tellement j'ai du fun.»

Rappelons qu'en janvier 2013, une vingtaine de cabanes de pêche ancrées au quai de Sainte-Angèle avaient pris le large après qu'un morceau de banquise se soit détaché.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer