Denis Despins règle ses comptes au criminel

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Denis Despins, qui était représenté par Me Jean-Pierre Rancourt, devra payer 800 $ en amendes pour voie de fait, menaces et intimidation.

Sylvain Mayer

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Comme promis, Denis Despins a réglé ses comptes avec la justice, vendredi matin au palais de justice de Shawinigan, en plaidant coupable à des chefs de voie de fait, menaces et intimidation, ce qui lui a valu 800 $ d'amendes et une probation de 12 mois.

L'homme d'affaires, qui a été impliqué dans la saga de l'église Saint-Philippe à Trois-Rivières, a en effet disposé de ses dossiers mais en matière criminelle cette fois-ci. Notons que ceux-ci n'ont aucun lien avec le litige civil qui a souvent défrayé les manchettes ces derniers mois.

En présence de son avocat, Me Jean-Pierre Rancourt, il a ainsi admis s'en être pris à des adolescents le 21 octobre 2013 en les menaçant de mort et en infligeant un voie de fait simple à l'un d'eux.

Selon la procureure de la Couronne, Me Catherine Vincent, il a menacé deux adolescents qui avaient sauté sur des sacs de feuilles mortes sur sa propriété de Shawinigan pour ensuite serrer le bras de l'un d'entre eux.

Or, Me Rancourt a toutefois tenu à préciser certains détails dans cette affaire. Les jeunes en question avaient pris la mauvaise habitude de lancer des objets sur la résidence de M. Despins parce que celle-ci se trouve à proximité de leur école secondaire. Une résidence pour personnes âgées aurait aussi reçu la visite de ces délinquants. À quelques reprises, les jeunes se sont également rendus sur le terrain de M. Despins pour y fumer du pot.

Afin que ces actes cessent, Despins aurait rencontré le gardien et la direction de l'école secondaire, de même que la Sûreté du Québec pour leur demander d'agir mais en vain.

Le 21 octobre, il a perdu les pédales lorsque les jeunes ont donné des coups de pied dans les quelque 50 sacs de feuilles qu'il venait de ramasser. Il a alors pestiféré après ceux-ci et l'un d'eux l'a touché avec son index. C'est à ce moment qu'il l'a poussé.

Denis Despins a plusieurs fois indiqué au juge David Bouchard à quel point il regrettait son geste. «J'ai explosé et j'ai pété les plombs. Je m'en excuse auprès de ces jeunes. Je le regrette énormément. J'espère qu'ils ne seront pas marqués», a-t-il déclaré en se défendant bien d'avoir jamais levé la main sur ses propres enfants.

Il a aussi plaidé coupable à un chef d'intimidation. À cette époque, il possédait une compagnie de déneigement au Centre-Mauricie. En décembre 2012, dans le cadre d'une compétition de territoire, il a poursuivi en voiture Thomas Loranger. Selon ce qu'on a pu apprendre, celui-ci avait soufflé de la neige sur les fenêtres de son commerce pendant qu'il déneigeait le terrain voisin. Denis Despins a admis l'avoir suivi en véhicule et avoir klaxonné.

Encore là, M. Despins a déploré les gestes qu'il a posés, précisant toutefois qu'ils étaient survenus dans un contexte de grande pression émotive. Il a parlé notamment de la perte de son fils adoptif et de la saga de l'église Saint-Philippe. Depuis, il affirme avoir quitté sa maison pour aller travailler à Québec où il a désormais un pied-à-terre. «Je ne m'ennuie pas d'ici», a-t-il laissé tomber.

À la suite de discussions entre les avocats, une suggestion commune de sentence a été soumise au juge. Puisqu'elle était raisonnable, elle a été entérinée. Le tribunal a donc sursis au prononcé de la sentence, condamné Denis Despins à payer un total de 800 $ d'amendes et imposé une probation d'un an qui lui interdit notamment d'entrer en contact avec les victimes.

À sa sortie du tribunal, M. Despins s'est dit satisfait de pouvoir tourner la page et a remercié son avocat pour lui avoir fait comprendre des choses. «Oui, je voulais aller en procès dans cette affaire mais est-ce que cela aurait valu la peine?», a-t-il indiqué.

Il déplore par contre que certains parents n'aient pas su élever adéquatement leurs enfants. «J'ai fait plusieurs démarches pour régler le problème à ma résidence mais personne n'a voulu m'aider. Si moi je ne me défends pas, qui va m'aider?», a-t-il demandé.

Quant au conflit avec l'homme chargé du déneigement, il l'attribue aux agissements «d'une petite clique qui coure après 1,50 $» et qui «empêche les autres entrepreneurs de fonctionner».

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