Liberté conditionnelle pour Alex Mineau Simoneau

Alex Mineau Simoneau, que l'on voit ici en... (Archives, François Gervais)

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Alex Mineau Simoneau, que l'on voit ici en septembre 2013, a été remis en liberté mais il devra respecter de sévères conditions d'ici la fin de sa sentence. Il bénéficie ainsi d'une libération d'office qui est octroyée aux deux tiers de sa peine.

Archives, François Gervais

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alex Mineau Simoneau, ce jeune homme qui a causé la mort de Roxanne Belomo et de Jonathan Roy lors d'un violent accident de voiture à Saint-Wenceslas en 2011, vient de reprendre sa liberté.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada lui a en effet accordé une libération d'office puisqu'il a purgé les deux tiers de sa sentence de 42 mois de prison, qui lui avait été imposée en septembre 2013.

Toutefois, le risque de récidive étant encore présent dans son cas, de sévères conditions lui ont été imposées pour protéger la société et assurer sa réinsertion sociale. Celles-ci seront en vigueur jusqu'à la fin de sa peine en mars 2017.

D'emblée, rappelons qu'Alex Mineau Simoneau, alors âgé de 18 ans, s'était rendu dans un bar de Saint-Grégoire le 27 mars 2011 pour y voir des amis et consommer de l'alcool. Il avait ensuite quitté les lieux en empruntant l'autoroute 55.

Vers 22 h 30, à la hauteur de Saint-Wenceslas, il avait dévié de sa voie avant de heurter de plein fouet l'automobile de Roxanne Belomo et de Jonathan Roy, deux jeunes étudiants de 20 ans de l'UQTR. Les deux victimes étaient mortes sur le coup.

La preuve a révélé que le jeune chauffard avait conduit dangereusement et qu'il avait consommé de la bière en dépit d'un permis de conduire probatoire, lui interdisant l'alcool au volant. Son plus bas taux d'alcool dans le sang était de 80 mg par 100 ml de sang. Qui plus est, il n'avait pas d'assurance, le véhicule qu'il conduisait était en mauvais état mécanique et il avait fait preuve d'insouciance quelques semaines avant l'accident en se filmant en train de consommer de l'alcool au volant.

Dans l'étude de son dossier, la Commission a noté que le jeune homme n'avait certes pas d'antécédent criminel au moment de l'accident mais qu'il affichait déjà un comportement déviant. Et, de toute évidence, celui-ci ne s'est pas corrigé lors des procédures judiciaires entourant l'accident mortel. Dans le cadre d'une libération sous engagements, il avait été impliqué dans une bagarre dans un bar le 26 novembre 2012 et reconnu coupable de voies de fait causant des lésions corporelles et de bris d'engagements. 

Puis, au cours de son incarcération, il a maintenu sa consommation de stupéfiants, en plus d'être mêlé à de la production d'alcool. Il a été soumis à quatre tests d'analyse d'urine et ces derniers se sont tous avérés positifs au THC. Le jeune homme a aussi été renvoyé et/ou suspendu de son emploi à deux reprises durant son incarcération.

En d'autres mots, la Commission estime que sa dépendance aux stupéfiants semble perdurer et que son attitude générale est toujours considérée comme préoccupante, ce qui sous-entend un risque de récidive toujours présent.

Puisque la loi prévoit qu'il a droit à une liberté d'office au deux tiers de sa peine, la Commission a toutefois pris soin de lui imposer des conditions spéciales. D'une part, il lui sera interdit de consommer ou de posséder de l'alcool et des drogues. Il devrait d'ailleurs être soumis à des tests d'urine. Il lui sera également interdit de se rendre dans les bars

D'autre part, comme la Commission croit qu'il n'a pas la maturité pour assumer la responsabilité d'un véhicule, il lui sera interdit d'en posséder ou d'en conduire un. Sur ce point, le juge Guy Lambert lui a déjà imposé une interdiction de conduire de trois ans suivant sa sortie de prison. 

Enfin, il devra suivre le programme de traitement de la toxicomanie qui sera établi par son agent de surveillance.

La Commission a en effet été très claire avec Mineau Simoneau: «Vos deux délits ont été commis à la suite de la consommation d'intoxicants. En cours d'incarcération, vous avez continué à consommer de la drogue et de l'alcool a été retrouvé dans votre cellule. Bref, tout indique que vous avez un sérieux problème de consommation puisque même après avoir causé la mort de deux personnes, vous n'avez pas la décence de cesser votre consommation abusive malgré tout le mal que celle-ci a causé à autrui. Dans une perspective de protection de la société, il est nécessaire que vous corrigiez ce problème.»

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