Maison Carignan: le dg intente une poursuite de 60 000 $ contre un ex-résidant

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Un ex-résidant de la Maison Carignan fait l'objet d'une poursuite pour diffamation.

François Gervais

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le directeur général de la Maison Carignan, Alain Poitras, a intenté une poursuite civile de 60 000$ contre un ex-résidant du centre de désintoxication en lien avec des propos diffamatoires tenus sur Facebook.

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Le directeur général de la Maison Carignan, Alain Poitras.

Olivier Croteau

Cette requête, qui a été déposée initialement en octobre 2014, devrait être entendue ce vendredi 8 janvier devant la chambre civile de la Cour du Québec.

Alain Poitras soutient dans sa demande que Martin Gaudefroy a mené en 2014 une campagne de salissage à son endroit sur Facebook pendant quelques mois. À plusieurs reprises, il aurait mis en doute sa réputation, son intégrité et même sa fidélité, ce qui lui aurait causé des torts irréparables. 

Martin Gaudefroy aurait notamment écrit qu'«il est un hostie de jaune», «un coureur de jupons», «une pourriture». Selon la requête, il accuse également M. Poitras de «commettre l'adultère avec une avocate de Montréal». Il aurait aussi mentionné qu'«il va le détruire d'amour». Enfin, il aurait indiqué qu'«Alain Poitras s'était retrouvé à l'urgence de l'hôpital de Trois-Rivières puisqu'il n'avait plus de pilule fournie par un cadre de la Maison Carignan.»

M. Poitras soutient que tous les faits évoqués par Martin Gaudefroy sont des mensonges et constituent des propos diffamatoires prononcés uniquement dans l'intention de nuire à sa réputation. Celui-ci a d'ailleurs été mis en demeure de se rétracter en septembre 2014 mais il aurait omis de s'exécuter. C'est pourquoi le directeur général de la Maison Carignan lui réclame la somme de 60 000 $ pour compenser les dommages subis en raison de la large diffusion de ses propos sur les réseaux sociaux. 

Interrogé à ce sujet mardi matin, Alain Poitras a refusé de commenter cette poursuite, réservant ses observations au terme des audiences devant le tribunal. De son côté, Martin Gaudefroy a reconnu avoir tenu certains propos qui pourraient paraître inappropriés.

«Je tiens par contre à préciser que je n'en veux pas à Alain Poitras, la personne, mais plutôt à ses compétences professionnelles, son éthique de travail et sa gestion. Par contre, j'ai une bonne défense à mon actif. Elle sera présentée vendredi par mon avocat Me Jacques Patry», a-t-il mentionné. 

Les propos diffamatoires reprochés à Martin Gaudefroy auraient d'ailleurs été tenus dans la foulée du litige opposant le conseil d'administration de la Maison Carignan au fondateur de celle-ci, Yvon Carignan. Sans être un proche de celui-ci, M. Gaudefroy a avoué qu'il était en total désaccord avec la suspension et le congédiement d'Yvon Carignan. Ce dernier s'est cependant dissocié de cette affaire civile, précisant qu'il n'y avait aucun lien à faire. 

Martin Gaudefroy est un psycho-éducateur qui a déjà bénéficié des services de la Maison Carignan dans le passé. Il compte des antécédents judiciaires. En février 2015, il a notamment été condamné à purger une peine de huit mois de prison pour divers délits dont des menaces et du harcèlement à l'encontre d'Alain Poitras. Sa feuille de route inclut aussi des bris d'engagements et de probation.

Comme il avait déjà passé quelques jours en détention préventive, sa sentence avait été abaissée à six mois et 15 jours. Il doit également se soumettre à une probation de trois ans dont deux ans avec suivi probatoire. Il lui est interdit d'entrer en contact avec Alain Poitras.

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