Outrage au tribunal: le procès des pompiers de Trois-Rivières reporté

Le procès qui devait opposer lundi la Ville de Trois-Rivières à ses pompiers a... (Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste)

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Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le procès qui devait opposer lundi la Ville de Trois-Rivières à ses pompiers a été reporté à plus tard, mais il va se dérouler avec moins d'accusations au menu.

La Ville poursuit une trentaine de pompiers pour outrage au tribunal. Elle reproche à des pompiers de ne pas s'être présentés sur les lieux de trois incendies ayant eu lieu les 13, 29 et 30 mars, alors qu'ils étaient appelés en renfort.

La prétention de la Ville est que ces actes présumés auraient été commis dans le cadre d'un mouvement concerté contrevenant à une entente signée devant la Commission des relations du travail avec le syndicat des pompiers au sujet des moyens de pression, les deux parties étant en négociations pour le renouvellement de la convention collective. Voilà pourquoi la Ville estime se retrouver devant un cas d'outrage au tribunal.

Cette entente intervenue en CRT est d'ailleurs à l'origine du retrait d'un événement faisant partie de la plainte de Trois-Rivières. Le syndicat a plaidé que l'événement du 13 mars s'était déroulé avant le dépôt de la décision de la CRT au greffe de la Cour supérieure, soit le 17 mars. La Ville a voulu maintenir cet événement à la liste des agissements reprochés, car elle a transmis par télécopieur le 2 mars 2015 la décision de la CRT au greffe de la Cour supérieure. Au début de décembre, la juge Manon Lavoie a retenu la requête syndicale, si bien que cet événement du 13 mars a été abandonné. 

«La Ville nous reproche de ne pas s'être présenté sur les lieux d'un incendie à trois reprises. Le premier événement, un feu sur le boulevard Saint-Jean, a été retiré, car le syndicat l'a fait invalider. La Ville ne veut pas lâcher le morceau, sauf qu'on a eu raison», confirme Gino Harnois, président du Syndicat des pompiers du Québec, section Trois-Rivières.

Les deux parties ne seraient pas en train de discuter d'un règlement à l'amiable dans ce dossier. Selon M. Harnois, le retrait de ce premier événement vient énormément diminuer la portée de l'accusation de la Ville.

«On était 30 pompiers visés par la poursuite, on est maintenant beaucoup moins, raconte M. Harnois, qui n'avait pas le nombre exact de pompiers maintenant accusés. Mais ça ne me stresse pas. Il ne reste pas grand-chose à régler.»

Le président syndical croit toujours que cette poursuite de la Ville de Trois-Rivières doit être considérée comme des représailles faites à l'endroit des pompiers, car les deux parties sont incapables de s'entendre pour renouveler leur convention collective qui a pris fin le 31 décembre 2013.

«La Ville veut nous faire plier, car on est en arbitrage. Les pompiers temporaires qui sont poursuivis n'étaient pas de garde. Mais ils sont poursuivis, car ils n'ont pas signé la convention.»

Le président souligne que le syndicat veut changer la structure d'opération afin de mieux amalgamer les pompiers à temps partiel et les pompiers temporaires.

La Ville de Trois-Rivières confirme que les deux parties sont à la recherche de dates correspondant à leurs disponibilités pour le début du procès. Les commentaires concernant cette affaire sont réservés pour la cour.

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