Deux hommes ligotés lors d'un vol à main armée à Louiseville

Le propriétaire du Dépanneur Descoteaux à Louiseville, Alain... (François Gervais)

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Le propriétaire du Dépanneur Descoteaux à Louiseville, Alain Béland, se réjouit que son fils n'ait pas été blessé après avoir été victime d'un vol à main armée où il a été ligoté durant de longues minutes avant l'arrivée des policiers.

François Gervais

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(Louiseville) Des milliers de dollars de recette volés, avec en prime un violent choc nerveux. Voilà le résultat d'un vol à main armée commis au Dépanneur Descoteaux à Louiseville, vendredi dernier.

Si le propriétaire, Alain Béland, se réjouit que son fils, qui se trouvait derrière la caisse, s'en soit tiré indemne bien qu'il ait été ligoté pendant de longues minutes, il n'en demeure pas moins que le coup fait mal à quelques jours de Noël.

La journée de vendredi avait été très chargée au Dépanneur Descoteaux, les clients passant le tourniquet les uns derrière les autres. La caisse, avoue M. Béland, était comble.

Vers 20 h 40, deux individus portant perruque et masque d'Halloween font irruption dans le petit commerce qui, depuis plus d'un demi-siècle, tient pignon sur rue sur le boulevard Saint-Laurent Est.

«Lorsqu'ils entrent, ils entrent assez vite», relate le propriétaire. Revolver au poing, l'un d'eux exige le contenu du tiroir-caisse en hurlant. Pendant que le fils de M. Béland s'exécute, un client, devant le comptoir, est couché au sol et ligoté à l'aide de colliers de serrage en plastique autobloquants (tyrap). Un sort semblable sera réservé au jeune commis, les deux mains liées dans le dos. «Il a été un peu traumatisé», laisse entendre M. Béland.

Après avoir fait main basse sur l'argent, les deux voleurs remplissent le sac de sport qu'ils portent avec des billets de loterie et des paquets de cigarettes. Trois minutes plus tard, «un gros trois minutes», note M. Béland, les policiers de la Sûreté du Québec se présentent sur place, trop tard. Les deux suspects ont déjà pris la poudre d'escampette. Des caméras de surveillance ont croqué toute la scène.

«J'ai visionné les images [du vol] ce matin [lundi], et je peux vous dire quelque chose: c'est assez impressionnant», avoue M. Béland. «Le bon de l'histoire, c'est que mon fils et son ami n'ont pas été frappés, ils n'ont pas été martyrisés. Dans l'ensemble, ils vont bien pareil.» Par prévention, les deux jeunes hommes ont été rencontrés, vendredi, par des ambulanciers, mais n'ont pas été transportés à l'hôpital.

Lundi, M. Béland comptait encore les pertes encourues. «Ils en ont pris beaucoup», confie-t-il. Un «beaucoup» évalué à «plusieurs milliers de dollars». Philosophe, le propriétaire du Dépanneur Descoteaux se réjouit que son fils et le client, ami de ce dernier, n'aient pas été blessés, ni plus les deux jeunes filles qui poussaient la porte du commerce au moment où les voleurs prenaient la fuite.

Cela dit, à l'avenir, M. Béland demeurera «vigilant», et encourage les autres commerçants à la même vigilance. «Durant le temps des Fêtes, les temps sont durs pour tout le monde», avance-t-il. «Il ne faut pas laisser trop d'argent dans la caisse.»

La Sûreté du Québec est ainsi à la recherche de deux hommes, possiblement âgés entre trente et quarante ans, et s'exprimant en français. L'un d'eux mesure un peu moins de six pieds, alors que l'autre, plus petit, mesure environ cinq pieds. Trois caméras de surveillance ont capté toute la scène, autant de précieuses images qui ont été remises au corps de police provincial. «En espérant qu'ils attrapent les deux individus qui ont fait ça», ajoute M. Béland.

«On gagne notre vie honnêtement, et deux individus comme ça viennent vous dérober le gagne-pain que vous avez gagné honnêtement...», conclut le propriétaire en ponctuant sa phrase d'un long soupir.

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