«Nous avons vu la mort de près»

Jeffrey Leguë et ses passagers l'ont échappé belle,... (Jeffrey Leguë)

Agrandir

Jeffrey Leguë et ses passagers l'ont échappé belle, vendredi, lorsqu'un jeune conducteur, possiblement en état d'ébriété, a percuté leur véhicule, passant à deux cheveux d'un face-à-face qui aurait pu être dramatique.

Jeffrey Leguë

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Jeffrey Leguë l'a échappé belle, vendredi dernier. Et les trois personnes qui prenaient place à bord de son véhicule également. Le jeune architecte de Trois-Rivières a en effet évité de justesse une collision frontale, sur le chemin des Dalles à Saint-Étienne-des-Grès, un face-à-face avec un chauffard qui, vraisemblablement, n'était pas en mesure de prendre la route. Chaque année en moyenne, l'alcool au volant entraîne dans son sillon meurtrier 160 décès et 370 blessés graves.

«Les conséquences auraient pu être bien plus graves», note d'entrée de jeu M. Leguë, rejoint au téléphone. En effet, s'il n'avait pas donné ce coup de volant vers la droite à la dernière minute, son pare-chocs avant emboutissait de plein fouet celui de son vis-à-vis, dont l'automobile circulait au trois quarts dans la mauvaise voie, phares de nuit éteints. «Une fraction de seconde de moins et on faisait un face-à-face qui aurait pu être autrement plus dramatique», constate M. Leguë. «Hier soir [vendredi], nous sommes quatre à avoir vu la mort de près», écrit-il sur sa page Facebook.

Collision tout de même, donc, il y a eue. Le véhicule de M. Leguë, après avoir glissé sur la chaussée, s'est stabilisé en sens inverse de la circulation, alors que l'autre voiture impliquée poursuivait tant bien que mal son chemin, une roue en moins, le klaxon enfoncé, les coussins de sécurité gonflés. «J'ai ouvert sa portière, qui était très endommagée, et j'ai vu le jeune homme qui semblait inconscient. Je l'ai sorti et il était mou, il avait de la difficulté à se tenir debout. Visiblement, il avait l'air très chaud», relate M. Leguë. «Je lui ai demandé une deuxième fois s'il avait bu et il m'a dit: oui, oui, j'ai bu.» La Sûreté du Québec confirme que l'alcool pourrait être en cause dans cet accident.

Les deux passagères qui prenaient place à l'arrière de la Mercedes de M. Leguë ont été légèrement blessées. «Ma voiture n'a pas été épargnée, mais je remercie la vie à l'infini que mes passagers soient indemnes», note-t-il. Le chauffard, lui, s'en est tiré à bon compte, physiquement du moins, car il a été escorté sur-le-champ par les policiers de la Sûreté du Québec.

Propriétaire de l'entreprise Leguë architecture, M. Leguë revenait tout bonnement d'une fête de Noël avec ses amis et employés. Pour montrer l'exemple, il s'était volontairement proposé comme chauffeur désigné afin que tout son monde rentre dans leurs pénates respectives en un seul morceau. À l'heure où les solutions sont nombreuses pour ne pas prendre le volant après avoir consommé drogue ou alcool, que ce soit un taxi, un ami, voire l'Opération Nez Rouge, il se désole que le message ne passe toujours pas dans une certaine frange de la population. C'est justement pour sensibiliser autrui qu'il a publié son histoire sur les réseaux sociaux, un message partagé plus de 10 400 fois en moins de 24 heures.

«À lui personnellement, je n'ai rien à dire, car j'ose espérer que le message a passé. Pour certains, il faut que ce genre de situation arrive pour qu'ils comprennent. Mais si j'ai un message à passer aux autres, à tout ceux à qui ce n'est jamais arrivé, c'est qu'il n'y a aucune raison valable pour prendre le volant en état d'ébriété. Il existe plusieurs solutions, il n'y a donc aucune défaite pour le faire», conclut l'architecte.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer