Cédrika: une nouvelle récompense pour trouver le meurtrier?

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La Sûreté du Québec n'a pas ralenti ses efforts, mercredi, pour retrouver tout élément pertinent qui pourrait résoudre ce sordide crime. Même si c'est une course contre la montre, la couche de neige n'a en effet pas nui aux recherches qui se poursuivent depuis maintenant quatre jours.

François Gervais

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pendant que les recherches se poursuivent avec toujours la même intensité dans ce boisé du secteur Sainte-Marthe-du-Cap pour trouver des indices qui permettraient de mettre la main au collet de l'individu qui a assassiné Cédrika Provencher, sa famille va entreprendre des démarches sur l'éventualité d'offrir une nouvelle récompense qui viendrait délier des langues.

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Voici une photo aérienne du boisé dans lequel les ossements de Cédrika Provencher ont été retrouvés vendredi dernier. Le poste de commandement de la Sûreté du Québec a été érigé à l'extrémité de la sortie 210 en bas à droite sur la photo. Le site de recherches s'étend sur une grande superficie. 

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La population continue de manifester son soutien à la famille de Cédrika Provencher et de rendre hommage à la fillette. Certains n'ont pas lésiné sur la grosseur des oursons, sachant à quel point elle les aimait. 

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Le grand-père paternel Henri Provencher estime qu'il s'agit d'une idée qui mérite d'être étudiée même si elle peut comporter certains dangers. «Mon fils va en parler aux policiers. Ce sont eux qui vont décider éventuellement car ce sont eux qui vont gérer le cas échéant les appels. Ça demande de la prudence», a-t-il mentionné. 

À la suite de la disparition de Cédrika en juillet 2007, des dons avaient été amassés au sein de la population et des entreprises pour servir de récompense à quiconque fournirait de l'information permettant de retrouver la fillette de 9 ans.

La famille s'était alors assurée du soutien de l'organisme Jeunesse au soleil, de Comsep et de la Sûreté du Québec pour mener à bien ce projet. La cagnotte avait atteint 100 000 $. En mai 2008, la récompense n'avait pas été renouvelée. 

Puis, en juin 2009, l'avocat Me Guy Bertrand, s'était vu confier le mandat d'agir comme procureur indépendant afin de recueillir les confidences qui permettraient de retrouver l'enfant morte ou vivante. La récompense avait grimpé à 170 000 $. Son mandat avait pris fin six mois plus tard en décembre 2009. Au cours de sa mission pro bono, il avait reçu 342 informations. La plupart d'entre elles n'avaient pas été retenues parce qu'elles n'étaient pas crédibles mais 21 avaient été considérées suffisamment importantes pour être retenues.

Elles avaient été communiquées à la Sûreté du Québec et avaient fait l'objet d'enquêtes et de recherches. Toutefois, ces révélations et renseignements n'avaient pas permis de conclure à l'époque si Cédrika était vivante ou décédée. 

Joint mercredi matin sur l'éventualité d'offrir une nouvelle récompense, Me Bertrand a trouvé l'idée bonne tout en se montrant sceptique sur les résultats. D'emblée, il a rappelé que son mandat était terminé et qu'il n'avait pas nécessairement l'intention de se lancer dans une pareille aventure puisque cela avait exigé beaucoup de temps. Qui plus est, il s'est interrogé sur le délai pour réussir à amasser une telle somme. Indépendamment de ces difficultés, il doute des résultats.

«Le montant de 170 000 $ était le plus gros jamais offert en guise de récompense au Québec. Si personne n'a parlé, c'est que le tueur a agi seul et qu'il n'en a parlé à personne. Il a un grave problème psychiatrique pour avoir été capable de vivre durant toutes ces années dans le déni», a-t-il mentionné. 

La seule différence aujourd'hui selon lui est que la découverte des ossements l'oblige à sortir de son déni. «Il pourrait faire des erreurs mais j'y crois peu. C'est pour ces raisons que je préfère ne pas entrer dans le dossier», a-t-il ajouté.

Le ratissage de terrain pour trouver un indice... (François Gervais) - image 2.0

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Le ratissage de terrain pour trouver un indice potentiellement lié au meurtre de Cédrika Provencher a repris jeudi matin à Trois-Rivières.

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Le déploiement policier pour l'enquête sur le meurtre... (François Gervais) - image 2.1

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Le déploiement policier pour l'enquête sur le meurtre de Cédrika Provencher est très impressionnant vu des airs.

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Par ailleurs, la Sûreté du Québec n'a pas ralenti ses efforts, mercredi, pour retrouver tout élément pertinent qui pourrait résoudre ce sordide crime. Même si c'est une course contre la montre, la couche de neige n'a en effet pas nui aux recherches qui se poursuivent depuis maintenant quatre jours.

Le nombre des policiers est toujours aussi important. On en dénombre pas moins de 200. Certains d'entre eux sont affectés aux fouilles d'une extrême minutie sur le terrain, d'autres recueillent les informations de la population alors que plusieurs enquêtent sur les pistes dont ils disposent depuis la découverte des ossements de la fillette. 

Un poste de commandement a d'ailleurs été installé sur place afin de recueillir les témoignages de personnes qui se présentent sur place pour divulguer certaines informations. Sur ce point, le va-et-vient est important. Une ligne téléphonique est également disponible.

Gilles et Jean-Guy Provencher, deux frères d'Henri le... (François Gervais) - image 3.0

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Gilles et Jean-Guy Provencher, deux frères d'Henri le grand-père paternel, se sont rendus sur le site jeudi après-midi.

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La population d'un peu partout au Québec continue aussi d'affluer sur le site pour offrir des peluches et des fleurs à Cédrika et à sa famille et pour manifester leur soutien. Deux frères du grand-père paternel Henri Provencher se sont notamment rendus sur place, un moment rempli d'émotions pour les deux hommes. 

«Je vois l'étendue et la densité de la forêt. Et il y a toutes sortes de choses qui me viennent à l'esprit. Tout ce qu'un désaxé comme cet individu là a pu... a pu faire à une jeune fille...», a confié à RDI la gorge nouée par l'émotion Jean-Guy Provencher. 

Les deux grands-oncles de la fillette disparue en 2007 n'avaient que de bons mots pour le travail des policiers. «Je n'en reviens pas de la délégation qui est là. Les policiers, ils ont une patate ces gars-là, ils ont une bonne patate à la bonne place», a ajouté Gilles Provencher en montrant son coeur. 

«Ils sont probablement tous pères de famille aussi. Ça demande un gros travail ce qu'ils font», a renchéri Jean-Guy Provencher avant que son frère ajoute: «c'est merveilleux».   

La Sûreté du Québec demeure cependant très discrète sur la progression de l'enquête, et ce, afin de ne pas nuire à son déroulement. Impossible de savoir ce qui a été trouvé au juste dans les bois ou d'avoir des précisions quant au suspect éventuel qui serait dans leur mire. 

On sait par contre que les recherches vont continuer jeudi. La SQ invite une fois de plus les citoyens ayant des informations pertinentes à contacter la centrale d'information criminelle au 1 800 659-4264. 

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

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