Agression d'une infirmière à La Tuque: Jackson non criminellement responsable

En mai dernier, l'hôpital de La Tuque a... (Audrey Tremblay)

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En mai dernier, l'hôpital de La Tuque a été le théâtre d'une agression au cours de laquelle un patient en psychiatrie, Jonathan Jackson, a commis des voies de fait et a proféré des menaces de mort envers une infirmière à l'emploi du Centre de santé et de services sociaux du Haut-Saint-Maurice.

Audrey Tremblay

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(Collaboration spéciale) Jonathan Jackson, cet individu de 21 ans accusé de voies de fait causant des lésions et d'avoir proféré des menaces de mort, a finalement été déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux, mardi, au palais de justice de La Tuque.

Les événements remontent à mai dernier alors que l'individu s'en est pris physiquement à une infirmière dans l'aile psychiatrique de l'hôpital de La Tuque en plus de la menacer de mort. Jonathan Jackson aurait frappé la victime à la tête à plusieurs reprises dans la salle de bain, à un point tel qu'il y avait du sang un peu partout dans la pièce.

L'accusé a plaidé coupable, mardi. Il a admis les faits devant la juge Guylaine Tremblay. Il a présenté une défense de non-responsabilité criminelle. Son avocat et le procureur de la Couronne ont consenti à déposer le rapport des experts qui ont procédé à l'évaluation psychiatrique sur sa responsabilité criminelle.

«Les faits sont suffisants pour justifier un verdict de culpabilité. [...] Je rends donc un verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux», a souligné la juge.

L'accusé a aussi déposé une lettre d'excuses destinée à la victime, où il soutient regretter amèrement les gestes qu'il a posés.

«Je ne peux vous dire comment confus j'étais lors de mon hospitalisation [...] Je suis désolé d'avoir posé de tels gestes. C'est difficile pour ma personne de croire que j'ai pu poser de tels gestes. J'espère de tout mon âme [sic] et mon coeur que vous êtes bien, que tout est rentré dans l'ordre et que les séquelles sont minimes (physiquement et psychologiquement)», a-t-il notamment écrit.

La victime a également tenu à témoigner dans une lettre des conséquences du crime. L'infirmière parle notamment de la peur de mourir et de l'instinct de survie au moment de l'agression. Elle énumère également les blessures physiques, telles que fracture du nez, commotion cérébrale sévère, torsion cervicale, saignement de l'oeil droit, étourdissements, vertige...

Elle soutient même avoir encore des douleurs à ce jour comme des maux de tête, des douleurs à la mâchoire, des pertes d'énergie. La dame fait également état de nombreux impacts psychologiques. 

Elle soutient qu'elle recommence à suivre le cours normal de la vie, qu'elle pense moins à l'événement, mais qu'il est impossible de l'oublier.

L'individu a donc été remis entre les mains de la Commission d'examen des troubles mentaux. Il sera rencontré dans les 45 prochains jours, d'ici là, les conditions qui lui avaient été imposées lors de sa remise en liberté demeureront. 

Jonathan Jackson ne pourra pas consommer d'alcool ou en avoir en sa possession. Il lui sera également interdit d'avoir des drogues ou d'en consommer sauf des médicaments prescrits sous ordonnance médicale. 

Il sera obligé de collaborer avec le Centre d'intégration communautaire. Il sera tenu de respecter le plan de traitement médical et de prendre sa médication. Il ne pourra posséder d'arme à feu, de substances explosives ou d'armes blanches.

Il lui est également interdit de se présenter à l'hôpital de La Tuque, sauf pour une urgence médicale.

Il pourra cependant se présenter à la clinique externe de l'hôpital pour recevoir sa médication ou d'autres choses qui sont reliées à son traitement.

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