Jean Lajoie a cru quelques instant qu'il s'agissait des ossements de son fils

Jean Lajoie a cru durant quelques instants que... (Émilie O'Connor)

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Jean Lajoie a cru durant quelques instants que les ossements retrouvés à Trois-Rivières vendredi étaient ceux de son fils, Philippe, que l'on aperçoit sur la photo tenue par son père.

Émilie O'Connor

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

«Je suis content pour la famille de Cédrika, car elle va pouvoir faire son deuil. On aura peut-être la même chance un jour.»

La nouvelle de la découverte du corps de Cédrika Provencher a profondément touché Jean Lajoie. Ce citoyen de Saint-Didace sait très bien ce que la famille de la jeune fille a vécu au fil des ans: son fils, Philippe, est disparu depuis le mois de février 2007 à Yamachiche, soit cinq mois avant la disparition de Cédrika. Il a d'ailleurs pensé à son fils lorsqu'il a appris que des ossements avaient été trouvés vendredi.

«Au début, ce n'était pas clair. On disait que c'était près de l'autoroute 40 est, on parlait d'ossements humains, mais pas plus. Une cousine de ma femme a appelé pour nous dire qu'un coup que ce serait Philippe... Mais après, on a dit que c'était un crâne d'enfant. Et j'ai pensé à Cédrika», raconte calmement le père de famille.

M. Lajoie avoue qu'il a ressenti de la déception lorsqu'il a eu la confirmation que les restes humains retrouvés n'étaient pas ceux de son fils qui aurait 32 ans aujourd'hui.

«Ce genre de nouvelles me ramène à mon gars même si on y pense tous les jours. Mon fils est mort, j'en suis convaincu. On le sait qu'on ne le reverra plus, mais on aimerait récupérer le corps et trouver qui a fait ça. J'étais déçu, mais j'étais content en même temps pour la famille de Cédrika. J'en ai pleuré de joie. Je suis de tout coeur avec eux. Tant qu'on n'a pas vécu ça, on ne peut pas savoir c'est quoi.»

M. Lajoie participe régulièrement aux déjeuners de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues. Il a partagé son vécu avec d'autres parents ayant vécu un drame semblable. Il a déjà discuté avec Henri Provencher, le grand-père de Cédrika, à l'occasion de l'enregistrement à Trois-Rivières d'une émission de la chaîne spécialisée ADR.

Avec son épouse, il a rencontré par hasard Karine Fortier, la mère de Cédrika, dans un centre commercial. «On a jasé 5, 10 minutes avec Karine. Ça crée des liens. Je suis solidaire avec eux et si la police peut trouver le meurtrier, ce sera encore mieux. Et ils ont l'air de mettre tous les efforts pour le trouver.»

Malgré ces liens, Jean Lajoie n'a pas l'intention d'entrer en contact avec la famille de Cédrika Provencher. Il a la simple volonté de les laisser vivre toute cette histoire en famille.

Pour ce qui est du dossier de Philippe Lajoie, son père mentionne que l'enquête piétine, étant donné que la police ne reçoit plus de nouvelles informations entourant sa disparition.

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