Cédrika: la SQ sort l'artillerie lourde

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La Sûreté du Québec met le paquet afin de trouver le moindre indice pouvant faire progresser l'enquête sur le meurtre de Cédrika Provencher. Quelque200 policiers ratissent le secteur où les ossements de la jeune fille ont été trouvés.

François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Sûreté du Québec met le paquet afin de retracer le moindre indice qui pourrait faire progresser l'enquête sur le meurtre de Cédrika Provencher. Quelque 200 policiers sont arrivés lundi matin, soit quatre fois plus que l'effectif présent sur les lieux, dimanche, afin de ratisser le secteur. Et ils seront de retour sur le terrain dès 6 h 30 mardi.

Les policiers ont commencé à se présenter sur les lieux très tôt lundi matin. Ces membres de l'unité d'urgence et de l'unité d'urgence auxiliaire sont des policiers formés pour la recherche terrestre. Arrivés sur les lieux par autobus, ils ont fait fi de la pluie et du froid afin d'effectuer un travail de moine qui pourrait se dérouler sur plusieurs jours.

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Martin Lanthier, Sébastien Lupien et Pascal Lanthier sont venus porter un ours en peluche signé «les trois chasseurs»

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Daniel Thibodeau, sergent de la SQ et porte-parole du corps policier, ne peut dévoiler le résultat de cette deuxième journée de recherches. Mais il confirme que toute l'équipe sera dans ce secteur boisé de Trois-Rivières «le temps qu'il faut».

«C'est un travail ardu, de longue haleine, important. Ce n'est pas la rapidité qui compte, c'est la qualité du travail.»

La SQ a érigé un poste de commandement à une courte distance des lieux où Cédrika Provencher a été repérée. Deux tentes et des roulottes ont été installées à cet endroit.

«On aménage des locaux plus appropriés pour rester ici le temps qu'il faut. On a un poste de commandement mobile qui est très bien, mais avec le nombre d'enquêteurs présents, on a besoin de plus d'espace. Ces locaux vont faciliter le travail des enquêteurs», ajoute M. Thibodeau.

En incluant les enquêteurs et les gens du service d'identité judiciaire, la SQ mise sur une équipe de quelque 250 personnes. Et toutes ces personnes peuvent travailler sans devoir affronter le verglas ou la neige, ce qui les aide dans leur fonction.

«Heureusement, ça ne tombe qu'en pluie. À part d'être désagréable, la pluie ne met pas fin aux recherches. Quand il y a un recouvrement du sol, ça ralentit les efforts, mais sans les empêcher. Dame nature est sur notre bord», ajoute le sergent Thibodeau.

Les prévisions météo font état mardi d'un risque d'averses de neige totalisant un centimètre, mais surtout de pluie. Le soleil devrait être au rendez-vous mercredi.

Le verglas qui a tombé en début de journée a incité les autorités policières à remiser l'hélicoptère. Aucun chien pisteur n'est entré dans le décor. Toutefois, des recherches ont été effectuées en VTT et avec un argo, soit un véhicule amphibie, en plus du ratissage effectué à pied. Les mêmes procédés seront utilisés mardi.

Le travail de recherche a pris fin vers 17 h, lundi. Les enquêteurs sont à la tâche jour et nuit.

Cette enquête est effectuée à la suite de la découverte d'ossements par des chasseurs qui se promenaient dans cette portion du secteur est de la ville de Trois-Rivières, vendredi. La SQ a confirmé tard samedi soir que ces restes humains étaient ceux de Cédrika Provencher, cette jeune fille disparue depuis le 31 juillet 2007 à Trois-Rivières.

Martin Lanthier, Pascal Lanthier et Sébastien Lupien sont revenus sur les lieux lundi afin de déposer un ourson en peluche sur lequel il est inscrit «Les trois chasseurs». Leur geste a été imité par de nombreuses personnes qui s'empressaient de déposer des peluches et des fleurs afin de témoigner leur sympathie.

De nombreux appels à la SQ

La nouvelle de la découverte de Cédrika Provencher a incité des dizaines de personnes à contacter la SQ afin de refiler différentes informations. Le sergent Thibodeau ne peut qualifier les informations transmises jusqu'à maintenant, mais est ravi de la réponse du public.

«Toute information est bonne. Même si on dit que ça remonte à plusieurs années, toute information est pertinente», insiste-t-il.

La centrale d'information criminelle de la SQ peut être contactée via le 1 800 659-4264.

Saint-Maurice pourrait aider

La Sûreté du Québec a eu des discussions avec la Municipalité de Saint-Maurice afin de savoir si un local pouvait être utilisé par les policiers. Gérard Bruneau, maire de l'endroit, assure que Saint-Maurice offrira sa collaboration si la demande est déposée.

«La Sûreté du Québec n'a pas besoin de notre centre communautaire pour l'instant. Mais si on peut être utile, on sera là en complément de Trois-Rivières.»

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