Cédrika: peu de chances de trouver de l'ADN

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Des dizaines de policiers ratissaient le secteur situé à proximité de la sortie 210 de l'autoroute 40, dimanche.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Dans le cas d'une enquête sur une disparition, la découverte du corps de la personne est sans contredit l'élément-clé qui pourra faire progresser le travail des policiers. Plus de huit ans après la disparition de Cédrika Provencher, le travail s'annonce toutefois difficile pour les policiers.

Le directeur du Laboratoire de recherche en criminalité... (Stéphane Lessard) - image 1.0

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Le directeur du Laboratoire de recherche en criminalité de l'UQTR, Frank Crispino, croit que les policiers seront en mesure d'obtenir plusieurs informations grâce à la scène de crime, mais que le travail sera long.

Stéphane Lessard

En effet, après tout ce temps, plusieurs éléments de preuve ont été effacés ou encore déplacés par la nature. Si plusieurs aimeraient trouver l'ADN du meurtrier afin de faire progresser rapidement l'enquête, cette possibilité est grandement réduite, voire impossible, selon Frank Crispino, directeur du Laboratoire de recherche en criminalité de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

«Ça me fait sourire quand j'entends ça. On est dans la science-fiction. Il y a trois choses que l'ADN n'aime pas: la chaleur, l'eau et l'air, mélangés ensemble, ainsi que l'acidité. Après une période aussi longue, je ne vois pas ce qu'il pourrait rester. Il peut toujours y avoir un miracle. Mais il y a d'autres pistes qui pourront être explorées à partir du cadavre.»

Celui-ci croit que les ossements pourront livrer passablement d'informations sur les sévices dont Cédrika Provencher aurait pu être victime avant et après sa mort, mais aussi permettre de dater les derniers moments où la fillette était en vie. Les ossements pourraient aussi indiquer si une arme a été utilisée et son type.

La position dans lequel le corps a été retrouvé devrait aussi aider les enquêteurs de la Sûreté du Québec, dont le laboratoire mobile en science judiciaire se trouve depuis samedi sur les lieux de la découverte, à la sortie 210 de l'autoroute 40 à Trois-Rivières.

«L'endroit où elle a été trouvée devient une scène de crime et (les enquêteurs devront) reconstruire au mieux à partir de ce qui se trouve sur place. Les traces, ce ne sont pas des échantillons ou quelque chose qui a été contrôlé en laboratoire. Il y a donc beaucoup d'incertitude. C'est une confrontation des indices qui seront analysés par plusieurs spécialistes.»

Dimanche, des dizaines de policiers effectuaient un large ratissage du secteur, et le travail devrait se poursuivre pendant plusieurs jours selon M. Crispino. D'ailleurs, le fait que cette enquête en soit maintenant une d'homicide, et non pas simplement d'une disparition, permettra à la SQ de profiter de plus de ressources sur le plan humain et technologique.

«Sur les lieux, il reste du travail à faire, c'est évident. Sur le plan opérationnel, on sait que le crâne a été trouvé et la zone a été sécurisée. Puisque les os ont permis l'identification, il y a un travail d'archéologie qui va se mettre en place, il l'est peut-être même déjà, afin d'aller chercher la sépulture de la victime, mais aussi les artéfacts qu'on pourrait trouver.»

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