Pornographie juvénile: la sentence de Denis Godin reportée

La sentence de Denis Godin, un homme de 57 ans de Maskinongé qui a plaidé... (123RF, Belchonock)

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La sentence de Denis Godin, un homme de 57 ans de Maskinongé qui a plaidé coupable à des accusations en lien avec de la pornographie juvénile, a finalement été reportée au 22 février.

Les représentations sur la peine avaient commencé cette semaine, mais elles avaient été rapidement suspendues à la demande de la juge Guylaine Tremblay. C'est que Denis Godin ne reconnaissait pas entièrement les actes pour lesquels il avait plaidé coupable, soit d'avoir possédé, accédé, distribué et produit de la pornographie juvénile.

Dans le cadre de son évaluation sexologique, il avait en effet prétendu que plusieurs des fichiers illicites retrouvés chez lui ne lui appartenaient pas. Comme passe-temps, il disait racheter des ordinateurs et des disques durs à des particuliers afin de les réparer et de les revendre mais que, malencontreusement, certains de ces disques contenaient de la pornographie juvénile. Et s'il lui est arrivé de télécharger lui-même ce matériel, il se dépêchait ensuite de l'effacer.

Or, on sait que lors de la perquisition qui a été effectuée le 14 mai à sa résidence, les policiers avaient saisi sept ordinateurs, une vingtaine de disques durs externes et plusieurs CD ainsi que des DVD. L'extraction des données a révélé la présence de plus de 6000 fichiers images mettant en scène des fillettes âgées entre 2 et 12 ans ayant des rapports sexuels avec des adultes ou montrant leurs parties intimes.

Plus de 200 fichiers vidéo qui mettaient en scène des fillettes et des garçons avaient aussi été retrouvés, de même que des fichiers montrant des scènes de bestialité.

Le procureur de la Couronne Me Jean-Marc Poirier avait également souligné que Denis Godin avait visionné de la pornographie juvénile pendant une période de six ans, soit de 2008 à 2014. Il avait même personnellement gravé des fichiers illégaux sur des DVD dans l'éventualité où les sites de partage de ce matériel fermeraient.

Devant cette situation, la juge avait interrogé Me Jules Ricard, l'avocat de la défense, sur la reconnaissance réelle des faits par son client, car elle ne voulait pas imposer une sentence dans pareilles circonstances. Elle a prévenu les parties que s'il n'y avait pas une entente sur les faits, il y aurait un procès et que le plaidoyer de culpabilité fait en mai 2015 serait par le fait même annulé.

La cause avait donc été reportée à hier pour permettre à Me Ricard de réviser la preuve avec son client.

Finalement, les parties ont annoncé à la juge Tremblay que Denis Godin allait maintenir son plaidoyer de culpabilité. Par contre, dans le cadre des plaidoiries sur la sentence le 22 février, la défense allait contester au niveau des facteurs aggravants le nombre de fichiers et la connaissance que Denis Godin en a eu.

Rappelons que Denis Godin avait été arrêté en 2014 après avoir été repéré par l'Équipe d'enquête sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec.

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