Fichiers de pornographie juvénile «hardcore»: six mois de prison réclamés

La Couronne réclame une peine de six mois de prison pour Normand Grimard, un... (Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste)

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Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Couronne réclame une peine de six mois de prison pour Normand Grimard, un homme de 64 ans de Trois-Rivières, qui a plaidé coupable à des accusations de possession et distribution de pornographie juvénile.

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Jean-Marc Poirier, estime en effet que le contenu «hardcore» des fichiers retrouvés en sa possession et le fait qu'il ait lui-même photographié à son insu une fillette âgée de huit ans pendant qu'elle prenait son bain constitue des facteurs aggravants dont le tribunal doit tenir compte. 

Rappelons que Normand Grimard avait été repéré le 30 janvier 2012 par un agent du FBI qui faisait de l'infiltration virtuelle. Le suspect lui avait alors rendu accessible 285 fichiers de pornographie juvénile sur lesquels on pouvait voir des enfants, garçons et filles d'âge prépubère et même des bébés de six mois, en train d'avoir des relations sexuelles. On a notamment spécifié que les abus sexuels consistaient en des gestes de pénétration orale, vaginale et anale. 

Le dossier a dès lors été soumis à la Sûreté du Québec. Le 14 mars 2013, une perquisition a ensuite été faite au domicile de Normand Grimard. Les enquêteurs ont retrouvé dans son ordinateur 70 images et cinq vidéos de pornographie juvénile. Encore là, le contenu de ce matériel mettait en scène des enfants en très bas âge.

Grimard a donc été arrêté. Rapidement, il a accepté de collaborer avec les autorités policières. Il a fourni une déclaration incriminante dans laquelle il admettait avoir trouvé ces fichiers excitants au point de développer un comportement maladif puisqu'il était allé très loin. Il avait d'ailleurs commencé à faire des recherches sur Internet depuis 2011 pour trouver de la pornographie juvénile. 

Il a également avoué aux policiers qu'il avait photographié à son insu une fillette. Les images se trouvaient sur une clé USB qu'il avait soigneusement cachée dans sa résidence. 

Trois accusations sur acte criminel - deux pour possession et une pour distribution de pornographie juvénile - ont été portées contre lui mais elles ont été réduites au niveau de l'infraction sommaire lors de son plaidoyer de culpabilité en mai dernier. 

Mardi, son avocat Me Simon Ricard a d'ailleurs plaidé en faveur de la peine minimale pour des infractions de cette nature, soit 90 jours de prison. Il a suggéré qu'elle soit purgée les fins de semaine. Il a aussi proposé des travaux communautaires. 

Il considère pour sa part que son client a entrepris un cheminement personnel important depuis son arrestation, par le biais notamment  d'une thérapie et qu'il est présentement sur la voie de la réhabilitation. Me Ricard a rappelé que les rapports de la probation, du sexologue Roch Bouchard et du psychologue Alain Perron sont très favorables et font état d'un risque de récidive faible.

La juge Guylaine Tremblay fera connaître la sentence le 11 janvier.

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