Liberté refusée à Jérémie Roy

Jérémie Roy... (Courtoisie La Sentinelle)

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Jérémie Roy

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Shawinigan) En raison de ses antécédents judiciaires et de ses causes pendantes en matière de bris d'engagements, la liberté a été refusée, lundi, à Jérémie Roy, le jeune homme de 20 ans qui aurait agressé un gay au Festival western de Saint-Tite.

Jean-Claude Roy est venu témoigner en faveur de... (Olivier Croteau) - image 1.0

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Jean-Claude Roy est venu témoigner en faveur de son fils, Jérémie Roy, lundi, pour dire que celui-ci n'était pas homophobe. On le voit ici à sa sortie de la salle d'audience (à gauche), pendant que la victime, Mathieu Grégoire (à droite), se réjouissait avec sa soeur de la décision rendue par le juge.

Olivier Croteau

Mathieu Grégoire... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.1

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Mathieu Grégoire

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Le juge Guy Lambert a en effet conclu que la gravité de l'infraction qui lui est reprochée, ses antécédents dont trois en matière de bris d'engagements et ses causes pendantes pour des bris d'engagements et possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic, militaient en faveur de sa détention durant les procédures judiciaires. Qui plus est, il estime que les garanties offertes pour assurer son encadrement ne sont pas suffisantes.

En effet, dans le cadre de l'enquête sur caution qui a eu lieu lundi après-midi au palais de justice de Shawinigan, Jérémie Roy s'est dit prêt à ne pas quitter Chibougamau et Chapais durant les procédures judiciaires, à respecter un couvre-feu et à consulter une ressource de sa ville qui traite des problématiques de dépendances et d'agressivité.

Or, lorsqu'il a été interrogé à savoir s'il avait des problèmes d'alcool, de drogue ou de colère, il a dit «croire que non.» Il a cependant mentionné que cela pouvait toujours l'aider pour y trouver des conseils.

Sur ce point, le juge Lambert ne lui a pas accordé une grande crédibilité compte tenu de la nature même des infractions. La preuve déposée par la procureure de la Couronne, Me Annie Vanasse, démontre que Jérémie Roy n'aurait pas respecté d'autres engagements le 19 septembre dernier lorsqu'il s'est rendu à Saint-Tite. Non seulement il n'avait pas le droit de quitter Chibougamau mais il était en compagnie d'un présumé complice avec lequel il n'avait pas le droit de se trouver. En plus, il était 1 h du matin lorsque l'agression qu'on lui reproche a été perpétrée alors qu'il devait respecter un couvre-feu entre 20 h et 6 h.

Le père de l'accusé, Jean-Claude Roy, est venu parler en faveur de son fils pour dire notamment qu'il était un jeune homme sportif, social et vaillant. Il soutient que son fils respecte son homosexualité et considère même son conjoint des dix dernières années comme son beau-père. Selon lui, Jérémie ne souffre pas d'homophobie et n'a jamais eu de froid avec lui sur son orientation sexuelle.

Interrogé sur ce point, Jérémie Roy a affirmé qu'au départ, il s'était certes fait écoeurer là-dessus étant plus jeune mais que maintenant, il n'éprouvait aucune gêne avec son père et son conjoint.

Selon son avocat, Me Alain Blanchard, le prévenu aurait agi par légitime défense le 19 septembre. Il a mentionné que Mathieu Grégoire, la victime, avait consommé de l'alcool et qu'il avait peut-être été un peu proactif dans cette affaire en lui disant notamment dit qu'il le trouvait chaud dans le sens de beau et en se chamaillant avec lui.

Il espère à tout le moins que les témoignages du père et de Jérémie Roy auront réussi à dissiper le caractère présumé homophobe de cette histoire.

Quant à Mathieu Grégoire, il s'est dit très content de la décision du juge. Il a aussi tenu à préciser qu'il n'avait pas provoqué Jérémie Roy et qu'il avait bel et bien été victime d'un geste homophobe puisque ce dernier l'avait frappé après l'avoir traité de fif.

La cause de Jérémie Roy a été reportée à jeudi. Rappelons que ce dernier est accusé de voies de fait armées et voies de fait causant des lésions. Le boxeur aurait tabassé la victime avec une bouteille, lui infligeant ainsi une légère commotion cérébrale, une tuméfaction à l'oeil et des blessures à la bouche.

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