Violent incendie à Trois-Rivières

Un violent incendie s'est déclaré, samedi vers 15h30,... (Photo: Andréanne Lemire)

Agrandir

Un violent incendie s'est déclaré, samedi vers 15h30, dans ce bloc appartements de la rue Léo-Pidgeon à Trois-Rivières.

Photo: Andréanne Lemire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Un violent incendie s'est déclaré samedi, vers 15 h 30, dans un immeuble à logements de la rue Léo-Pidgeon à Trois-Rivières. Au plus fort du brasier, une épaisse colonne de fumée noire s'élevait dans le ciel, visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Une quinzaine d'adultes et deux enfants ont été pris en charge par la Croix-Rouge de Trois-Rivières.

Les premières flammes sont apparues au deuxième étage du 5330, rue Léo-Pidgeon, un bloc qui renferme huit unités d'habitation. L'immeuble voisin a également été léché par les flammes. Au total, au moins 24 logements auraient été évacués, habités par une trentaine de personnes. Un important périmètre de sécurité a été établi par la Sécurité publique de Trois-Rivières. À 17 h, une cinquantaine de pompiers du service des incendies étaient toujours à pied d'oeuvre. Le feu a été maîtrisé vers 18 h. Par chance, aucun résident n'a été blessé ou incommodé par la fumée.

Christine Carpentier, qui habite le bloc appartement de... (Photo: Andréanne Lemire) - image 3.0

Agrandir

Christine Carpentier, qui habite le bloc appartement de la rue Léo-Pidgeon, doit vivre son deuxième incendie en moins de trois ans.

Photo: Andréanne Lemire

Louis Lacoursière, évacué dès la première alarme, ne... (Photo: Andréanne Lemire) - image 3.1

Agrandir

Louis Lacoursière, évacué dès la première alarme, ne se fait pas d'illusion: si ce ne sont les flammes, ce sera l'eau qui aura détruit ses biens et ses meubles.

Photo: Andréanne Lemire

Louis Lacoursière habite au rez-de-chaussée du bloc appartement touché par les flammes. L'homme de 63 ans n'a fait ni une, ni deux: aussitôt l'alarme déclenchée, il a évacué son appartement le plus rapidement possible, sans même prendre le temps d'emporter ses médicaments. À ce propos, sa femme ne cachait pas son inquiétude.

«J'écoutais un film avec mon petit-fils et là le système d'alarme est parti. Nous sommes sortis et nous avons commencé à voir des flammes et des débris qui tombaient. J'ai tout juste eu le temps de tasser mon auto. Avec ma canne, j'ai de la misère à marcher, mais ça va. Ça va être demain que je ne serai pas capable de marcher. Je n'ai pas eu le temps de prendre mes médicaments. Je fais de la haute pression, du diabète, du cholestérol, j'ai une trentaine de pilules à prendre tous les jours. Peut-être qu'un peu plus tard je vais pouvoir aller les chercher», mentionnait M. Lacoursière sans se faire d'illusion.

Même son de cloche de la part d'une autre résidente, Christine Carpentier. Elle non plus n'a pas eu le temps de saisir ni médicament, ni manteau. Depuis trois ans, Mme Carpentier doit faire face aux affres d'un deuxième incendie. «On a entendu l'alarme, car ils ont installé une nouvelle alarme, et on est aussitôt sorti. On voyait les flammes dans les fenêtres du bloc en face. Par chance, je suis assurée, mais quand ça fait deux fois, on a plus de misère avec les assurances», note-t-elle, en se réjouissant tout de même de ne pas être blessée.

«La locataire où le feu a pris est sortie avec juste un petit gilet et des bas», relate Mme Carpentier. «Pour l'instant, ça va bien, on n'a pas le choix. C'est plus tard, avec l'embarras que ça cause... Faut que je me retrouve un logement», résume-t-elle.

Voisin immédiat de l'appartement où les premières flammes auraient débuté, un jeune homme, père d'un enfant en bas âge, a également quitté les lieux en trombe aussitôt que l'alarme a retenti. «On a vu les flammes et la boucane et on est sorti. Les flammes étaient en bas de chez nous.» Son beau-père aurait sorti un matelas en feu. «Ma fille a défoncé l'appartement. J'ai pogné le matelas en feu et j'ai essayé de le sortir dehors», raconte-t-il avant de foncer à la pharmacie afin d'acheter du lait pour nourrisson.

Les 17 personnes qui ont été prises en charge par la Croix-Rouge recevront des services d'hébergement, de nourriture et, au besoin, des vêtements. Denis Désilets, bénévole pour la Croix-Rouge, était présent, avec trois de ses comparses, sur la rue Léo-Pidgeon lors de l'incendie. «Le feu a débuté dans deux blocs jumelés de huit logements chacun. On sait que d'un côté, tout est détruit, et de l'autre côté, les gens seront sûrement privés de leur chez-eux pendant quelques jours, si ce n'est pas quelques semaines, car il y a probablement eu des dommages avec l'eau et la fumée. Ces gens-là seront donc hébergés pour trois jours», informe M. Désilets.

Une enquête a été ouverte pour connaître l'origine exacte des flammes.

«On a entendu l'alarme, car ils ont installé une nouvelle alarme, et on est aussitôt sorti. On voyait les flammes dans les fenêtres du bloc en face.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer