Émeute à la prison de Trois-Rivières: un suspect écope cinq mois de prison consécutifs

La prison de Trois-Rivières.... (François Gervais)

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La prison de Trois-Rivières.

François Gervais

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alexandre Beaulieu, l'un des détenus impliqués dans une émeute au Centre de détention de Trois-Rivières le 11 novembre 2014, a écopé de cinq mois consécutifs à toute autre peine pour les gestes posés lors de cet événement.

Lors de son retour devant le tribunal hier matin, il a en effet plaidé coupable aux chefs d'émeute et de méfait qui étaient portés contre lui. Le juge Jacques Lacoursière a par la suite entériné la suggestion commune de sentence qui a été faite par la procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay et l'avocat de la défense, Me Guy Boisvert. 

Beaulieu est en quelque sorte l'individu qui est à la source de cette émeute. Il s'était vu refuser la visite de sa conjointe, ce qui avait causé beaucoup de mécontentement chez certains détenus au point de se transformer en émeute.

Des détenus avaient utilisé des pièces de bois pour briser des fenêtres et certains avaient grimpé sur le toit de la bâtisse pour y endommager le système de caméras et l'éclairage. Au total, les émeutiers avaient causé du grabuge dont les dégâts ont été estimés à plus de 9000 $.

Dans le cas de Beaulieu, les actions qui lui sont reprochées sont d'avoir certes participé à l'émeute mais aussi d'avoir frappé avec une barre de bois sur les rampes de la mezzanine et sur une conduite située sur le toit.  

Lorsque le délit a été commis en novembre, Beaulieu était alors en attente de sentence dans une affaire de trafic de stupéfiants et de complot pour trafic à Victoriaville. En décembre 2014, il avait finalement écopé d'une peine de 48 mois, moins les huit mois de détention préventive. La nouvelle sentence de cinq mois est donc consécutive à cette peine qu'il purge déjà. Elle tient compte aussi de ses nombreux antécédents judiciaires. 

À ce jour, cinq individus ont réglé leurs dossiers en lien avec cette émeute. Antony Lapierre a écopé d'une peine de quatre mois de prison consécutifs pour l'émeute et un méfait. 

Éric Blais a pour sa part été condamné à 60 jours de prison. Or, comme il en avait déjà purgé autant de façon préventive, il a été libéré dans ce dossier. Son implication a consisté à mettre du papier journal dans les fenêtres pour bloquer la vue des agents de services correctionnels. 

Un autre coaccusé, Samuel Bourassa, a pour sa part été acquitté, faute de preuves. En juillet dernier, Tommy Michel avait été le premier à reconnaître sa culpabilité en lien avec cette émeute. Pour ce geste spécifique, il avait écopé d'une peine de trois mois de prison. Toutefois, cette peine se rajoute à celle de sept ans imposée en mars 2015 au palais de justice de Victoriaville pour son implication dans le réseau de trafic de stupéfiants.

Il reste donc deux co-accusés dont les dossiers d'émeute sont toujours pendants devant le tribunal. 

Il s'agit de Kevin Gagnon-Roy et de Pierre Jr Rhéaume Taillon. Le premier sera ramené le 19 novembre alors que le second reviendra le 4 décembre.

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