Il pique une colère pour une cigarette: 12 mois d'emprisonnement

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(La Tuque) L'individu qui avait déclenché un branle-bas de combat au palais de justice de La Tuque en octobre, après s'être vivement énervé dans le quartier cellulaire, a finalement disposé de ses dossiers, mercredi.

La cloison qui cachait la toilette dans cette... - image 1.0

Agrandir

La cloison qui cachait la toilette dans cette cellule du palais de justice de La Tuque avait été arrachée par David Scott Dubé Lavoie en octobre dernier.

Beaucoup plus calme, David Scott Dubé Lavoie a plaidé coupable de voies de fait alors qu'il utilisait une arme, et de voies de fait simples sur un autre individu. Il a été condamné à 12 mois d'emprisonnement. 

David Scott Dubé Lavoie, qui avait été déclaré apte à comparaître aux termes d'une évaluation, avait subi une évaluation sur sa responsabilité criminelle à la demande de son avocate après son coup d'éclat en octobre. 

«Selon le rapport, monsieur était responsable de ses actes au moment des événements du 15 août», a mentionné l'avocate de l'accusé, Me Mélanie Ricard.

Les gestes se seraient produits le 15 août en soirée. L'accusé aurait demandé une cigarette à la victime devant un dépanneur. La victime n'en avait pas. David Scott Dubé Lavoie l'aurait par la suite frappé au visage avec une tasse. Un policier en civil qui passait par là a tenté de calmer l'individu, qui s'en est également pris à lui. L'accusé aurait alors été très agressif. 

Dans ses représentations sur sentence, le procureur de la Couronne a, entre autres, mis l'accent sur la gratuité du geste, la violence et les nombreux antécédents judiciaires de l'accusé. 

«Tout ça pour une cigarette. Ça démontre le degré de dangerosité», a souligné le procureur de la Couronne. «Il y a un risque élevé de récidive selon nous», a-t-il ajouté.

Il a demandé au juge d'imposer une peine entre 15 et 18 mois d'emprisonnement et une probation entre 2 et 3 ans avec un suivi.

L'avocate de l'accusé pour sa part a suggéré au juge d'imposer une peine de 9 mois d'emprisonnement et une probation avec suivi. 

«Il faut mettre l'accent sur les peines axées sur la réhabilitation, plutôt que les peines qui sont axées sur la privation de liberté», a mentionné Me Ricard

Elle a, entres autres, fait remarquer qu'il n'y avait pas eu de lésions ni de conséquences pour les victimes. Elle a également fait ressortir les facteurs atténuants qui se retrouvaient dans le rapport sur l'évaluation sur la responsabilité criminelle, notamment, son passé difficile et des troubles de santé mentale.

Le juge David Bouchard a finalement imposé une peine de 12 mois d'emprisonnement en tenant compte des facteurs aggravants et atténuants. 

«Il faut dénoncer. Il faut vous dissuader. Vous avez eu à répétition des peines en matière de violence. [...] La peine doit également favoriser votre réinsertion sociale», a mentionné le juge Bouchard.

Ce dernier a soustrait la détention préventive. Il reste donc à l'accusé 230 jours à purger. Il devra également se soumettre à une probation d'une durée de 3 ans et un suivi probatoire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer