Six écoles de la Mauricie visées par des alertes à la bombe

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Des élèves de l'école Antoine-Hallé réntègrent leur école après avoir été évacués à la suite d'une fausse alerte à la bombe. Plusieurs écoles du Québec ont reçu un courriel de menaces, mardi matin.

François Gervais

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(Shawinigan) Comme plusieurs autres régions du Québec, des écoles de la Mauricie ont été touchées mardi matin par une vague d'alertes à la bombe.

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Le Cégep de Trois-Rivières a reçu le courriel du groupe «Sceptre rouge», mais n'a pas été évacué. La journée portes ouvertes a eu lieu comme prévu.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Plus de 70 établissements dont six dans la... (Olivier Croteau) - image 1.1

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Plus de 70 établissements dont six dans la région ont été visés par des alertes à la bombe.

Olivier Croteau

Pas moins de cinq écoles de la Commission scolaire (CS) de l'Énergie ont reçu des menaces par un courriel envoyé par le groupe qui se nommerait «Sceptre rouge». Elles ont toutes été évacuées par mesure préventive. Il s'agit des écoles Antoine-Hallé de Grand-Mère, de la Passerelle de Notre-Dame-de-Montauban, des Bâtisseurs et des Explorateurs de Shawinigan-Sud et des Boisés à Saint-Alexis-des-Monts.

Les élèves ont été conduits dans un lieu de rassemblement le temps que la Sûreté du Québec (SQ) fasse les vérifications d'usage. «Ils ont été évacués dans un lieu de rassemblement qui est situé tout près de l'école. Je pense notamment à des sous-sols d'église. Ce sont des lieux qui sont identifiés et présents dans nos plans d'urgence. Tout est prévu. Ils sont vraiment en sécurité», a souligné au moment de l'évacuation Renée Jobin, conseillère en communication à la Commission scolaire de l'Énergie.

«Notre plan d'urgence a très bien fonctionné. Les élèves ne semblaient pas trop affectés par les événements. Nous allons toutefois demeurer vigilants», a ajouté en fin de journée la porte-parole de la CS de l'Énergie. 

«Nous avons aussi informé les parents par un message et des entrevues dans les médias. Nous étions conscients que plusieurs pouvaient s'inquiéter.»  

Aucun colis suspect n'a été découvert. En milieu d'avant-midi, les élèves ont pu réintégrer leur classe. Aucun incident n'a été signalé, mais il reste que ces alertes ont provoqué tout un branle-bas de combat. «Tout ce qui peut entraver la bonne démarche de l'apprentissage de nos élèves pour nous, c'est dérangeant, c'est perturbant. Fort heureusement, on a une belle collaboration de la Sûreté du Québec», a noté Mme Jobin.

Le Cégep de Trois-Rivières a également reçu un courriel menaçant. Il n'a toutefois pas été évacué. La Sécurité publique de Trois-Rivières a mené une fouille préventive dans les deux pavillons. Le Cégep tenait alors une journée portes ouvertes ainsi que l'activité Happening entrepreneurial, les étudiants n'étaient donc pas présents. Les activités se sont déroulées comme prévu.

Même si elle a reçu le courriel, la Commission scolaire du Chemin-du-Roy assure qu'aucune école n'a été ciblée par la correspondance du groupe «Sceptre rouge». «Nous avons reçu le courriel à la Commission scolaire, mais aucune école ne l'a eu», a affirmé Anne-Marie Bellerose, conseillère en communication à la CS du Chemin-du-Roy. 

N'ayant pas d'école directement visée par le courriel, la CS du Chemin-du-Roy n'a pas été contrainte d'évacuer ses écoles. La décision d'évacuer ou non les écoles revenait, selon la CS, aux corps policiers. La Sécurité publique de Trois-Rivières travaillait conjointement avec la Sûreté du Québec. «Nous avons suivi les instructions des corps policiers. Dès que nous avons vu le courriel, nous avons été en communication avec eux. Et ce sont les corps policiers qui ont pris la décision», a noté Mme Bellerose. 

Du côté de la Commission scolaire de la Riveraine et de ses écoles, aucun courriel menaçant n'a été trouvé. Elle assure toutefois que toutes les vérifications ont été prises et qu'elle suivait de très près la situation dans les autres écoles et commissions scolaires de la province.

La lettre du «Sceptre rouge»

Le Nouvelliste reproduit ici la lettre acheminée par le groupe qui dit s'appeler «Sceptre rouge». Nous avons retranscrit cette lettre en laissant intactes les nombreuses fautes d'orthographe, de grammaire et de syntaxe qu'elle contenait.

Le Sceptre rouge annonce présentement la campagne «Quatres Jours de Mort» à tout les Canadiens! Permettez-nous de nous introduire: nous sommes un collectif qui est FURIEUX avec les syndicats des professeurs et les horreurs qu'ils infligent sur les enfants innocents, pendant que la pede Wynne et son copain au nord les récompensent avec NOTRE argent! Les étudiants vive dans la crasse; ni bon apprentissage, ni joie! Et toute ça pour leur dispute stupide de payment! C'est horrible et nous aurons zéro tolérance.

Nous ne nous reposerons pas jusqu'à ce que cette ''grève'' est terminée. Après quelques testes de réaction dans le coeur du Canada, nous avons planté quatre bombes dans plusieurs collèges, CÉGEPS, écoles secondaires et écoles primaires répartis à travers le Québec et l'Ontario. Nous avons aussi placé deux bombes dans des autobus scolaires et/ou de la ville utilisés par ces étudiants.

Il y a:

2 bombes dans les CÉGEPS/collèges

1 bombe dans un école secondaire

1 bombe dans un école primaire

2 bombes dans des autobus scolaires ou de la ville, utilisés par ces étudiants

Si vous avez reçu ce message, VOTRE ÉCOLE EST PEUT ÊTRE PARMI CEUX CIBLÉES!

Les bombes sont peut-être déjà plantés; si non, ils seront plantés au cours de cette semaine: Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi! Nous avons le soutien de quelques membres du personnel des écoles ciblées et ils cacheront les explosifs pour nous sagement. Les bombes seront seulement plantés entre 6h00 et 18h00, et ils peuvent également seulement exploser durant ces heures.

Vous n'allez pas recevoir d'information sur la description ou l'emplacement des bombes: cherchez bien ou c'est la mort! Terminez votre grève ou nous allons le faire pour vous. Si il n'y a pas d'annonce de termination jeudi matin nous commencerons nos attaques directement sur les syndicats et nous intensifierons ceux sur les écoles.

Ce n'est pas une blague. Ce n'est pas un jeu. C'est seulement le début. Si vous choisissez d'ignorer ce message vous jouez avec la vie de vos étudiants. Nous ne nous soucions pas: si la mort des innocents est requis, tant pis pour vous!

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