Incendie criminel au pavillon Saint-Joseph

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Déclaré vers 13h30 au centre Saint-Joseph, les flammes ont finalement été circonscrites vers 15h. Un incendie qui n'a pas nécessité l'évacuation de la soixantaine de bénéficiaires qui y résident.

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(Trois-Rivières) Un incendie d'origine criminelle qui s'est déclaré vers 13 h 30 samedi au centre Saint-Joseph du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) a provoqué tout un branle-bas de combat.

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La rue Sainte-Julie a été fermée à la circulation pendant toute la durée de l'opération, entre la rue Saint-Prosper et la rue Monseigneur Cooke.

Andréanne Lemire

Deux enquêteurs se sont d'ailleurs rendus sur place au cours de la journée de dimanche afin de faire la lumière sur cette histoire alors que des travaux de nettoyage étaient en cours dans la section de l'immeuble touchée par le brasier.

Les flammes auraient pris naissance dans les bureaux des archives administratives de l'établissement, au sous-sol, forçant l'évacuation de certains employés. Fait à noter, les archives avaient été inondées lors des importants orages qui se sont abattus sur Trois-Rivières en août dernier.

Selon les informations fragmentaires obtenues, la soixantaine de bénéficiaires qui résident dans la bâtisse de la rue Sainte-Julie n'ont pas été évacués. Cependant, au plus fort de la crise et par mesure de prévention, les employés demeurés sur place pour les rassurer, appuyés par leurs collègues du centre Cloutier-du Rivage appelés en renfort, les ont tout de même rassemblés dans l'éventualité où les flammes se propageraient aux étages supérieurs.

Vers 15 h, l'incendie avait été maîtrisé. Une odeur de fumée persistait toujours dans l'air à l'entrée principale du centre Saint-Joseph. Comme les bénéficiaires occupent des espaces relativement éloignés de la zone d'incendie, ils n'ont pas été incommodés par la fumée.

«Nous travaillons actuellement au déblaiement des débris», notait samedi le chef adjoint du service des incendies de Trois-Rivières, Dany Cloutier.

«C'est un incendie d'une ampleur quand même considérable, mais l'intervention s'est faite rapidement, les pompiers sont intervenus rapidement», a ajouté M. Cloutier.

Plus d'une soixantaine de pompiers ont été mobilisés, soutenus par les policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières qui ont installé un poste de ravitaillement, des ambulanciers, des membres de l'unité de sauvetage vertical ainsi que de six autobus de la Société des transports de Trois-Rivières pour recevoir les travailleurs et, au besoin, les bénéficiaires.

Même si les flammes ont été circonscrites au sous-sol, le CIUSSS MCQ n'a pris aucune chance, mettant en branle son protocole d'évacuation qui, en bout de piste, n'a pas été nécessaire.

«Les résidents des 4e et 5e étage ont été rassemblés en prévision d'une évacuation qui n'a finalement pas été nécessaire. L'ensemble des proches des résidents ont été contactés pour leur expliquer la situation. Les usagers ont été redirigés vers le Centre Hospitalier Affilié Universitaire Régional. Personne n'a été blessé ou incommodé par la fumée», mentionnait l'adjointe au président-directeur général - Relations médias du CIUSSS MCQ, Audrey-Ann Milot.

La rue Sainte-Julie a été fermée à la circulation pendant toute la durée de l'opération, entre la rue Saint-Prosper et la rue Monseigneur Cooke.

Informée de la situation, France Beaulieu s'est précipitée sur place pour prendre des nouvelles de sa belle-mère, qui reçoit des soins palliatifs au centre Saint-Joseph.

«Je venais voir ma belle-mère qui est dans ses dernières heures de vie. Mon conjoint, qui est à l'intérieur, me disait que ça sentait un peu la boucane. On a hâte que ça se finisse», avouait Mme Beaulieu un peu avant que les pompiers annoncent que l'incendie était maîtrisé. «Ma belle-mère est mourante et n'est pas en mesure de se déplacer. C'est pour ça qu'on est inquiet. On attend, on est comme tout le monde, on n'a pas le choix.»

Par chance, peu de travailleurs oeuvrent au centre Saint-Joseph du CIUSSS MCQ la fin de semaine.

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