Valérie Poulin Collins de retour en prison

Valérie Poulin Collins... (Archives, Sylvain Mayer)

Agrandir

Valérie Poulin Collins

Archives, Sylvain Mayer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Valérie Poulin Collins, cette jeune femme qui a kidnappé un bébé naissant au CHRTR le 26 mai 2014, a été expulsée de la Maison Carignan où elle devait résider dans le cadre de sa libération conditionnelle.

Plus tôt cette semaine, elle a en effet enfreint les règlements du centre, ce qui a conduit à son retour en prison et, ce, moins de deux mois après l'avoir quittée le 8 septembre dernier. 

Alain Poitras, directeur général de la Maison Carignan, n'a pas caché que la thérapie de la jeune femme, qui avait d'ailleurs été adaptée à ses propres besoins, ne se déroulait pas très bien.

«On avait de la difficulté avec elle. Elle représente un cas très particulier. Malheureusement, nous avons dû l'expulser. Son agent de probation en a été informé. C'est désolant pour tout le monde  car nous avons travaillé très fort pour elle. Je pense notamment à son avocate Me Karine Bussière. Il y a beaucoup d'énergies qui ont été investies dans sa réhabilitation», a-t-il indiqué. 

Me Bussière était elle aussi visiblement déçue lorsqu'elle a été interrogée à ce sujet jeudi matin. Elle entend continuer à la soutenir et à l'encourager dans une possible réhabilitation mais son mandat s'arrête là pour l'instant. 

Il est d'ailleurs fort probable que Valérie Poulin Collins doive se défendre seule lorsqu'elle retournera au cours des prochains jours devant la Commission des libérations conditionnelles. Les commissaires devront alors déterminer s'ils suspendent ou non sa libération conditionnelle. Le cas échéant, elle purgerait le reste de sa peine en prison. 

En étant expulsée de la Maison Carignan pour avoir omis de se conformer aux règlements, la jeune femme a en effet contrevenu aux conditions de sa libération conditionnelle et de sa probation. 

Rappelons que Valérie Poulin Collins avait été condamnée à une peine de 31 mois de prison pour avoir enlevé un poupon et à une probation de trois ans. Or, elle avait pu bénéficier d'une libération conditionnelle après avoir purgé 15 mois de prison, ce qui inclut sa détention préventive.

Le 8 septembre dernier, elle avait donc quitté la prison Tanguay mais sous conditions, dont celles de demeurer à la Maison Carignan pour y suivre une thérapie pendant six mois, dont trois mois 24 heures sur 24. Toute sortie devait être approuvée par la Maison Carignan et la Commission des libérations conditionnelles. 

La jeune femme a donc été ramenée à la prison Tanguay hier matin. Quant à savoir si elle pourra réintégrer un jour la Maison Carignan, rien n'est assuré. «Nous ne sommes pas totalement fermés à l'idée de la reprendre mais nous ne sommes pas rendus là. Il va falloir en discuter avec toute l'équipe. On veut aussi qu'elle réfléchisse en prison pendant quelques semaines, ce qui pourrait peut-être lui être profitable», a répondu M. Poitras. 

On sait que plusieurs recherches avaient été faites partout au Québec pour lui trouver une ressource mais les problèmes multiples de la jeune femme et la médiatisation de cette affaire avaient suscité bien des refus. Seule la Maison Carignan avait accepté le mandat. Les intervenants avaient élaboré un programme personnalisé pour elle, adapté à son trouble de personnalité limite, sa tumeur au cerveau et sa dépendance aux stupéfiants.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer