La tension baisse pour les policiers de Val-d'Or

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(Shawinigan) Tout juste de retour de Val-d'Or, le président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec affirme que la tension, bien qu'elle soit toujours palpable, tend à redescendre quelques jours après les allégations d'agressions sexuelles sur des femmes autochtones.

«Lorsque nous sommes arrivés sur place il y avait beaucoup de colère et d'incompréhension chez nos membres. Nous avons fait des interventions et nous nous sommes assurés qu'ils avaient le soutien nécessaire au niveau psychologique. Lorsque je suis parti mercredi matin, la pression avait beaucoup baissé», a affirmé Pierre Veilleux lors du lancement du livre Chroniques du Sommet interdisciplinaire sur l'usage de la force et de l'annonce de la tenue d'un projet pilote à Shawinigan sur l'utilisation du pistolet à impulsion électrique. 

«On me dit que maintenant, c'est ''travaillable'' pour les policiers de Val-d'Or. Mais les gens ne prennent pas de chance, ils sont plus méfiants. Il y a un climat de méfiance qui s'est installé. Mais je pense que le temps va faire son oeuvre. Ça va finir par s'estomper», a-t-il ajouté.   

La ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Lise Thériault, devait assister à Shawinigan au lancement de cet ouvrage collectif. La députée d'Anjou-Louis-Riel a toutefois changé ses plans. La majorité des représentants syndicaux des policiers provinciaux de même que des hauts gradés de la Sûreté du Québec étaient pourtant réunis à l'occasion de cette activité.    

«Le dossier de Val-d'Or est rendu beaucoup plus au niveau du politique que de la police», a noté le président de l'association. 

Rappelons que huit policiers ont été suspendus au poste de la SQ de Val-d'Or alors que 14 dossiers ont été ouverts et transmis à la direction des normes professionnelles du corps policier

provincial. Ceci fait suite aux allégations de plusieurs femmes autochtones qui affirment avoir été agressées sexuellement par des policiers. 

À la suite de ces graves et choquantes allégations, les policiers ont été confrontés dans leur travail à des situations très difficiles. «Ce qui a été difficile pour les policiers, c'est que le reportage [de l'émission Enquête] laissait croire que les huit policiers étaient sous enquête sur des allégations d'agressions de nature sexuelle. Et le directeur général de la SQ a démenti cela 24 heures plus tard. Oui, il y a eu des allégations d'agressions sexuelles, mais ce n'était pas ces huit policiers qui étaient concernés», soutient M. Veilleux. 

«Ces allégations visaient un policier qui est déjà mort et un autre qu'on n'est pas capable d'identifier.»

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