Blessé pendant une manifestation, un agent de sécurité porte plainte

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(Trois-Rivières) La Sécurité publique de Trois-Rivières enquête afin de faire la lumière sur un événement survenu mardi lors de la manifestation de syndiqués du secteur public tenue devant les locaux trifluviens de la CSST, sur le boulevard des Forges. Un agent de sécurité a subi des fractures à la jambe après s'être retrouvé sous une voiture.

Le porte-parole de la Sécurité publique, Michel Letarte, indique que l'agent de la firme Sécurité et investigation Francheville a rencontré les policiers mercredi matin. Ce travailleur a subi des fractures à la jambe, a dû être opéré et était toujours hospitalisé mercredi après-midi.

Il devra de plus s'absenter du travail pour les prochains mois. Les policiers doivent maintenant déterminer si un geste criminel est à l'origine de l'incident. «Nous allons déterminer s'il y a eu des actes criminels qui ont mené aux blessures», indique l'agent Letarte. 

Ces événements se sont produits vers 8 h mardi, alors que des syndiqués dénonçaient les offres du gouvernement libéral. Selon la Sécurité publique, l'agent de sécurité se trouvait devant le véhicule d'un employé du bâtiment afin de l'escorter pour qu'il entre dans le stationnement malgré les manifestations.

«Pour une raison inconnue, sa jambe s'est retrouvée sous le véhicule», souligne le policier. «Nous ne pouvons toutefois pas déterminer pour l'instant si l'agent de sécurité a été bousculé ou poussé.»

Selon le conducteur de la voiture impliquée, une dame aurait poussé l'agent de sécurité. Celui-ci affirme de plus que l'agent lui avait indiqué où passer pour se stationner. Lorsque celui-ci s'est retrouvé près de la roue arrière, le conducteur souligne avoir entendu un bruit. 

«Je croyais qu'on avait frappé sur ma voiture. Mais rapidement, j'ai entendu les cris. L'agent de sécurité avait la jambe cassée, c'était évident», confie-t-il. 

L'employé qui était au volant de sa voiture déplore vivement ces événements. Il est allé à la rencontre de l'agent de sécurité à l'hôpital et indique que celui-ci a été gravement blessé. «Il a une double fracture, a dû être opéré et il doit vivre avec une plaque de métal dans la jambe», note-t-il. 

Par ailleurs, l'homme indique que les différentes entreprises s'étaient pourtant entendues avec les syndiqués afin que les travailleurs du secteur privé, qui ne sont nullement concernés par les grèves du secteur public, puissent se rendre au travail sans problème.   

Sur les ondes de TVA Trois-Rivières, le directeur des opérations chez Sécurité et investigation Francheville, Jacques Leblanc, a qualifié d'inadmissible cette situation. 

«Toute forme d'intimidation, de menaces ou de voies de fait sera dénoncée. C'est correct de faire la grève, c'est légitime, mais s'il vous plaît, faites-le intelligemment. Vous n'avez pas à agresser physiquement quelqu'un qui fait son travail», a-t-il affirmé.

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