Recel de sirop d'érable: huit mois de prison dans la collectivité

Le vol de sirop d'érable a été commis... (Photo: Sylvain Mayer)

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Le vol de sirop d'érable a été commis dans cet entrepôt de Saint-Louis-de-Blandford.

Photo: Sylvain Mayer

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Benoît Morin de Saint-Joachim-de-Bedford devra finalement purger huit mois de prison dans la collectivité pour avoir fait le recel de sirop d'érable en lien avec le vol d'une valeur de 18 millions $ qui a eu lieu dans un entrepôt de Saint-Louis-de-Blandford entre août 2011 et juillet 2012.

Au départ, une suggestion commune de sentence avait été soumise par les parties au juge Jacques Trudel, soit 12 mois dans la collectivité. Or, le tribunal a conclu que cette suggestion était déraisonnable dans les circonstances. Il a plutôt décidé de lui imposer huit mois dans la collectivité, en plus d'une probation d'un an. 

En mai dernier, Morin avait en effet plaidé coupable à un chef de recel d'une valeur de plus de 5000 $, et ce, par le biais de la complicité entre février et avril 2012. Pendant une journée, son rôle a consisté à manipuler des barils contenant du sirop d'érable volé dans un entrepôt de la rue Sherbrooke à Montréal. Il les déplaçait et les nettoyait après le transvidage.

Il a également fait le ménage de l'entrepôt pour ne pas semer de doute sur les activités illicites qui s'y déroulaient. Il répondait ainsi à une demande de Richard Vallières, l'une des présumées têtes dirigeantes de ce vol.

Plus tôt, cette semaine, un autre individu impliqué dans ce spectaculaire vol, Steve Picard, était de retour devant le tribunal au stade des plaidoiries sur la sentence. La Couronne a réclamé 18 à 24 mois de prison ferme pour le vol de sirop d'érable entre décembre 2011 et juillet 2012. La défense a plutôt suggéré une peine entre 9 et 12  mois. 

Picard avait été engagé comme homme à tout faire par les propriétaires de l'entrepôt de Saint-Louis-de-Blandford, dont Avick Caron, qui est l'un des principaux suspects dans cette affaire. Son rôle était de permettre l'accès à l'entrepôt (loué par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec) et à faire le ménage à la suite du transvidage des barils de sirop d'érable. Il aurait reçu 22 000 $ pour avoir ainsi fermé les yeux pendant neuf mois. La juge Guylaine Tremblay fera connaître la sentence le 2 décembre. 

À ce jour, cinq individus sur la trentaine qui ont été arrêtés ont réglé leur dossier en plaidant coupable. Pour les autres suspects, leur enquête préliminaire devrait s'amorcer le 12 novembre.

Rappelons que 9500 barils contenant six millions de livres de sirop d'érable d'une valeur totale de 18 millions $ ont été volés en l'espace d'un an et transportés par camion dans d'autres entrepôts un peu partout au Québec et même au Nouveau-Brunswick afin d'être écoulés sur le marché noir.

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