Attentat à la pudeur: Réjean Gélinas en attente de sentence

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Ce n'est pas avant le printemps prochain que Réjean Gélinas, un homme de 65 ans de Grand-Mère, connaîtra sa sentence pour des attentats à la pudeur commis sur deux jeunes garçons au début des années 70.

À la suite d'une plainte qui avait été portée contre lui en 2013 mais qui a été autorisée en 2014, le sexagénaire avait en effet plaidé coupable aux accusations d'attentat à la pudeur en lien avec des abus sexuels perpétrés sur deux frères entre 1969 et 1974. Le plus jeune des garçons avait huit ans lorsque les délits ont commencé alors que le plus vieux en avait 11. Les crimes qui lui sont reprochés ont tous eu lieu à Shawinigan.

Mercredi, lors du retour de cette affaire au palais de justice de Shawinigan, les avocats - Me Maxime Laroche à la Couronne et Me Simon Ricard à la défense - devaient faire leurs plaidoiries sur la sentence mais celles-ci ont finalement été reportées au 25 mai.

Me Ricard avait en effet besoin de temps supplémentaire pour que l'expertise psychologique et sexologique sur son client soit complétée, ce qui peut demander quelques mois.Or, la particularité de cette cause est qu'il y a deux autres accusés dans cette affaire de pédophilie dont l'un qui fait l'objet d'une dénonciation conjointe.

Il s'agit de Léo Michaud, un homme de Grand-Mère, aujourd'hui âgé de 81 ans. Ce dernier a lui aussi plaidé coupable sur les chefs d'attentat à la pudeur sur le plus jeune des frères au cours de la même période.

En fait, les deux suspects se seraient livré à des agressions en même temps sur la présumée victime. Il a par contre nié les faits en ce qui concerne l'aîné, d'où la tenue d'un procès les 20 et 21 avril. Il a donc été décidé de reporter les plaidoiries sur sentence de Réjean Gélinas après le procès du co-accusé.

Le juge Guy Lambert a cependant pris la peine de s'adresser à l'une des présumées victimes, qui était justement dans la salle d'audiences pour témoigner sur les conséquences du crime. Voyant sa déception et sa colère, il lui a expliqué les raisons de ces délais importants mais involontaires.

Par ailleurs, un troisième homme fait également l'objet d'accusations pour des attentats à la pudeur contre ces deux garçons au cours de la même période. Il s'agit de Jacques Dufresne, un homme dans la fin soixantaine de Shawinigan.

On lui reproche aussi des délits sexuels qui auraient été commis contre des jeunes filles âgées de moins de 14 ans. Il doit revenir vendredi au palais de justice de Shawinigan au stade de l'orientation, à savoir s'il plaide coupable ou s'il décide de subir un procès.

nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca

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