Dix mois de prison pour avoir harcelé une avocate

Sébastien Coulombe, un homme âgé d'une trentaine d'années, devra purger dix... (Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste)

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Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Sébastien Coulombe, un homme âgé d'une trentaine d'années, devra purger dix mois de prison supplémentaires pour avoir harcelé une procureure de la Couronne au palais de justice de Trois-Rivières.

Cette peine consécutive vient en effet s'ajouter à celle de dix mois qu'il purge présentement pour des menaces à l'encontre de son ex-conjointe, des bris de probation et d'engagements. 

Au stade de son enquête préliminaire, l'individu a en effet décidé de disposer de ce dossier, mardi, en plaidant coupable devant le juge Michel Babin au chef de harcèlement criminel qui pesait contre lui. 

Le 30 octobre 2014, il s'était rendu au palais de justice de Trois-Rivières pour répondre à une convocation de la cour dans le dossier de menaces contre son ex-conjointe. Lorsqu'il était entré dans la salle, les audiences étaient suspendues. Il avait alors commencé à maugréer contre le système de justice et à se plaindre des conditions de remise en liberté qui lui étaient imposées.

La procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Paquet, lui avait indiqué qu'il devait attendre son avocat. Un document sur lesquelles ses conditions étaient précisées lui avait notamment été remis mais rien n'y fit. Il avait plutôt commencé à l'insulter sur un ton particulièrement agressif et menaçant. Le constable l'avait enjoigné de sortir mais Coulombe avait attendu dans les corridors en faisant les cent pas. 

La scène s'était répétée quelques minutes plus tard lorsque Me Paquet avait quitté la salle d'audiences en compagnie d'un autre procureur de la Couronne. Encore une fois, le ton avait monté et il s'était montré très menaçant à son endroit au point où un constable spécial avait de nouveau dû intervenir. 

Tel que l'a expliqué Me Jean Caron, un procureur de la Couronne de l'extérieur, son comportement violent et harcelant a eu pour effet de créer de l'anxiété chez Me Paquet et de lui faire craindre pour sa sécurité. Encore mardi, Coulombe, qui était dans le box des accusés, l'a fixée à plusieurs reprises dans la salle.

La sentence de dix mois de prison qui lui a été imposée est issue d'une suggestion commune faite par les parties. Le juge Babin a considéré qu'elle était raisonnable dans les circonstances et il l'a entérinée. 

Il lui a également imposé une probation de trois ans, dont deux ans avec suivi, au cours de laquelle il lui sera interdit de communiquer avec Me Paquet, d'approcher sa résidence à moins de 200 mètres et de se rendre au palais de justice à moins de recevoir une sommation ou une citation à comparaître. Il devra alors avertir les constables du palais à son arrivée. Il devra également suivre la thérapie qui sera recommandée par son agent de probation en lien avec la gestion de la colère.

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