Exploitation sexuelle d'une mineure: Marc Bergeron plaide coupable

Marc Bergeron lors de son passage au palais... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Marc Bergeron lors de son passage au palais de justice de Shawinigan.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Shawinigan) Marc Bergeron, un ingénieur forestier de Sainte-Thècle accusé d'abus sexuels sur une mineure, a causé toute une surprise, mercredi, au palais de justice de Shawinigan en renonçant à la tenue de son procès afin de plaider coupable à un chef d'exploitation sexuelle.

L'individu, âgé de 42 ans, a en effet admis avoir incité une adolescente de 16 ans avec qui il était en situation de confiance à avoir des contacts sexuels avec lui. La période visée par l'infraction se situe entre novembre 2008 et avril 2010. En 2008, la victime était âgée de 16 ans alors que lui en avait 35.

D'autres accusations avaient également été portées contre lui pour des contacts sexuels et de l'exploitation sexuelle contre la même jeune fille alors qu'elle n'avait que 14 ans, soit entre 2006 et 2008, mais celles-ci ont fait l'objet d'un acquittement.

Comme l'a relaté la procureure de la Couronne, Me Catherine Vincent, il a eu des relations sexuelles complètes avec l'adolescente, et ce, à plusieurs reprises. Qui plus est, les gestes reprochés ont été commis dans un contexte de relation amoureuse réciproque. La preuve a relevé que Bergeron lui avait même écrit des lettres d'amour. Or, la victime a finalement dénoncé la situation à sa mère, ce qui a entraîné le dépôt d'une plainte aux policiers.

Mercredi, le procès du prévenu devait commencer. Trois témoins devaient témoigner pour la Couronne, dont la victime, mais l'individu, visiblement mal à l'aise, a finalement décidé de plaider coupable en présence de son avocat, Me Maurice Biron.

Les parties ont ensuite demandé au juge David Bouchard la confection de rapports présentenciel et sexologique afin de les guider dans la peine qui sera réclamée. Marc Bergeron devra revenir devant le tribunal le 18 février pour les plaidoiries sur sentence.

Notons que la peine minimale pour ce crime est de 45 jours de prison. Son avocat souhaite que la sentence qui sera imposée puisse à tout le moins être purgée les fins de semaine compte tenu de sa situation.

Marc Bergeron est en effet un père de famille, un ingénieur et un homme d'affaires connu dans la région pour avoir oeuvré dans quelques entreprises dont un commerce de meubles. Il n'a aucun antécédent judiciaire.

Il était surtout un bon ami de la famille de la victime mais ces événements en ont fait leur ennemi juré. «C'est un tricheur, un grand manipulateur. Il a trompé la confiance de notre famille», a indiqué la mère de la victime dont on doit taire l'identité en vertu d'une ordonnance de la cour.

Celle-ci a raconté, mercredi, que Marc Bergeron avait gagné l'amour de sa fille en la manipulant, la complimentant et en lui faisant des promesses et des cadeaux de toutes sortes. «Elle aimait cet homme. Il lui avait promis qu'il lui achèterait un ranch et des chevaux. Elle nous a avoué ce qui se passait le jour où elle a réalisé qu'il ne l'aimait plus et qu'il venait la voir seulement pour avoir des relations sexuelles avec elle. Elle a eu une grande peine d'amour», a-t-elle indiqué.

Sa fille aurait par la suite eu besoin d'un suivi psychologique en raison du jugement dont elle a été victime par ses proches. «Elle m'a dit qu'elle aurait aimé mieux être violée plutôt que de subir cela. Aujourd'hui, ce plaidoyer de culpabilité est une libération pour elle puisqu'il vient prouver aux yeux de tous ce qu'il a fait», a-t-elle ajouté.

Elle souhaite maintenant qu'il ait une peine sévère pour ses crimes, d'autant plus qu'elle n'exclut pas la possibilité qu'il y aurait d'autres victimes. Elle tient d'ailleurs à prévenir la population. «Il y a d'autres filles autour de lui. Je le vois sur les réseaux sociaux; il les charme en s'amusant avec elles. Ça m'inquiète maintenant que je sais ce dont il est capable», a-t-elle conclu.

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