Pornographie juvénile: Yves Maillette condamné à neuf mois de prison

Yves Maillette... (Photo: Sylvain Mayer)

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Yves Maillette

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Yves Maillette, un homme de 57 ans de Trois-Rivières, devra passer neuf mois derrière les barreaux pour des infractions reliées à la pornographie juvénile commises entre 2009 et 2013.

Lors de son retour devant la juge Guylaine Tremblay mardi, il a plaidé coupable à deux chefs d'accusation qui étaient portés contre lui, soit d'avoir possédé de la pornographie juvénile et d'avoir accédé à ce matériel illicite. Rappelons que cette histoire a commencé en 2013 lorsque la police de l'Ontario a fait une frappe dans une entreprise en lien avec la production de matériel de pornographie juvénile. Elle y avait alors découvert une liste de clients qui avaient acheté des DVD, dont Yves Maillette faisait partie. 

Le 20 mars 2013, celui-ci avait donc été arrêté par des policiers de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada. Dans son domicile, ils avaient retrouvé deux DVD appartenant à cette entreprise illicite mais également 20 000 fichiers images et 259 vidéos de pornographie juvénile. 

Outre celles pour lesquelles il a plaidé coupable, d'autres accusations avaient été portées contre lui comme production de pornographie juvénile, attouchements sexuels et bris d'engagements mais celles-ci font l'objet d'un arrêt des procédures ou encore d'un verdict d'acquittement. 

La peine de neuf mois de prison est par ailleurs issue d'une suggestion commune soumise par le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier et l'avocat de la défense, Me Simon Ricard. Elle tient compte de son plaidoyer de culpabilité, de ses antécédents en semblable matière, (il avait écopé d'une sentence suspendue en 2003 pour des contacts sexuels commis en 2001) et de la peine minimale prévue par la loi pour la commission de cette infraction, soit six mois.

La juge Guylaine Tremblay l'a entérinée, considérant qu'elle se situait dans la fourchette des peines pour cette infraction.

Selon elle, la sentence est même judicieuse dans les circonstances car elle tient compte du portrait global de l'individu, de ses problèmes de santé et du fait qu'il sera encadré pendant plusieurs années, ce qui devrait diminuer le risque de récidive et assurer la sécurité de la population. 

Ainsi, il sera sous probation pendant trois ans à sa sortie de prison, dont deux ans avec suivi. Il devra entreprendre toute thérapie jugée nécessaire par son agent de probation en lien avec sa problématique sexuelle.

Au cours des dix prochaines années, il lui sera strictement interdit de se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans sauf s'il est accompagné d'un adulte sans antécédent judiciaire informé de son dossier criminel. Il ne pourra pas non plus occuper un emploi et se rendre dans les lieux publics le plaçant en présence de jeunes de moins de 16 ans, Enfin, il ne pourra pas utiliser un ordinateur ou accéder à Internet sauf dans le cadre d'un travail en lien avec la réparation et l'entretien de matériel informatique et électronique. 

Il sera évidemment inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité.

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