Un homme se disant victime d'une bavure policière cité à subir son procès

Thao Neth a toujours clamé haut et fort... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Thao Neth a toujours clamé haut et fort qu'il avait été la victime d'une bavure policière.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Thao Neth, cet homme qui a reçu un projectile tiré par le Groupe tactique d'intervention de la Sûreté du Québec en 2013, a été cité à subir son procès sur les chefs tels que portés contre lui en lien avec l'utilisation d'une arme à feu.

Au terme d'une enquête préliminaire qui s'est tenue mardi au palais de justice de Shawinigan, il a en effet été renvoyé à l'étape du procès par le juge David Bouchard. Ce renvoi n'était toutefois pas contesté par la défense. L'avocat de Thao Neth, Me Marco Morin, voulait surtout évaluer la crédibilité des témoins, soit deux policiers du Groupe tactique d'intervention de la Sûreté du Québec impliqués dans cette affaire. 

En vertu d'une ordonnance de non-publication, il nous est par ailleurs impossible de dévoiler le contenu de leur témoignage et la nature de la preuve. 

Le dossier a été reporté au 27 novembre pour la forme. 

Thao Neth, un Vietnamien de Saint-Mathieu-du-Parc, est accusé d'avoir déchargé intentionnellement son arme à feu sans se soucier de la vie ou de la sécurité d'autrui, d'avoir eu en sa possession un fusil de calibre .12 et une carabine de calibre .22 dans un dessein dangereux et enfin, d'avoir utilisé son fusil de façon négligente.

Le 13 septembre 2013, rappelons qu'il avait été atteint par un projectile d'arme à feu tiré par le Groupe tactique d'intervention dans le cadre d'une opération anti-drogue menée dans le secteur. M. Neth était lui-même armé à ce moment-là puisque selon ses dires, il chassait la perdrix. Il a toujours clamé haut et fort qu'il avait été la victime d'une bavure policière. Aucun cannabis n'avait été retrouvé sur ses terres. 

Il avait notamment été atteint à l'épaule. Toujours selon sa version, il avait ensuite été menotté dans le dos et embarqué dans un hélicoptère pour être emmené au CHRTR où il avait dû subir des greffes des nerfs et des os. 

Quant aux policiers qui lui auraient tiré dessus, ils ne feront l'objet d'aucune accusation. 

Un éventuel recours civil contre les policiers et la Sûreté du Québec pourrait par ailleurs être déposé prochainement lorsque les expertises médicales sur l'état de santé de M. Neth seront complétées.

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