Agressions sexuelles sur des mineures: la prison pour Mathieu Boutet

Mathieu Boutet a été condamné à 30 mois...

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Mathieu Boutet a été condamné à 30 mois de prison, vendredi, au palais de justice de Trois-Rivières.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Mathieu Boutet, un individu de 36 ans de Saint-Cyrille-de-Wendover, a été condamné à une peine de 30 mois de prison pour avoir agressé sexuellement deux mineures.

Toutefois, en raison de sa détention préventive calculée à huit mois et quelques jours, il évitera le pénitencier. Il devra plutôt purger une peine de 21 mois et 22 jours à la prison de Percé, reconnue pour son programme de traitement en matière de délinquance sexuelle.

Cette sentence, entérinée hier matin par la juge Guylaine Tremblay, est issue d'une suggestion commune des avocats, soit Me Catherine Roberge à la Couronne et Me Matthieu Poliquin à la Défense.

Mathieu Boutet avait été arrêté en avril dernier pour des agressions sexuelles. En fait, ce sont les policiers qui avaient eu la puce à l'oreille après l'avoir intercepté en voiture les jours précédents. Sur la banquette arrière, ils avaient vu une jeune fille qui s'était alors montrée peu loquace sur les raisons de sa présence avec Boutet. Elle n'avait que 14 ans.

Une enquête avait alors été entreprise, révélant qu'entre le 6 et le 9 avril dernier, il avait incité une adolescente de 13 ans à avoir des contacts sexuels avec lui. Il s'était livré par la même occasion à une agression sexuelle sur elle.

Puis, le 9 avril, il avait récidivé avec l'autre fille, celle âgée de 14 ans. Il avait d'ailleurs eu une relation sexuelle complète avec elle dans le véhicule.

Une accusation de bris d'ordonnance avait également été portée contre lui car il lui était interdit d'utiliser un ordinateur pour entrer en contact avec des mineurs. Il devait respecter cette condition depuis 2008 en lien avec un autre dossier de nature sexuelle.

Or, la preuve a plutôt révélé que c'est justement par le biais d'Internet qu'il s'organisait pour rencontrer des mineures et ensuite tenter d'aller plus loin avec elles.

Hier, lors de son retour devant le tribunal, il a disposé de ses dossiers en plaidant coupable aux chefs d'agressions sexuelles et de bris de condition.

Me Roberge a précisé que la suggestion commune de sentence tient compte des gestes posés et de son passé. Mathieu Boutet a en effet des antécédents en semblable matière qui remontent à 2003 et 2008. La dernière fois, il avait été condamné à une peine de 12 mois de prison, assortie d'une probation de deux ans, pour des agressions sexuelles commises dans une autre région.

Conscient de sa problématique, c'est lui-même qui aurait demandé d'être incarcéré à la prison de Percé pour bénéficier de ce traitement contre la délinquance sexuelle.

Me Poliquin a aussi indiqué au tribunal que son client n'avait pas utilisé la force ou la violence lors des agressions sexuelles. En fait, les victimes étaient, semble-t-il, consentantes, ce qui n'a pas été démenti par la Couronne. Toutefois, même si elles ont consenti à avoir des relations sexuelles avec Boutet, elles n'avaient pas l'âge légal pour le faire puisqu'il faut avoir 16 ans.

À sa sortie de prison, Boutet sera sous probation pendant trois ans dont deux avec suivi. Il est évidemment inscrit à vie au Registre des délinquants sexuels. Enfin, il lui sera interdit, et ce, jusqu'à la fin de ses jours, d'avoir des contacts avec des jeunes de moins de 16 ans, de se rendre dans des endroits publics comme des parcs ou des terrains d'écoles où des jeunes de moins de 16 ans peuvent se trouver, d'avoir un emploi qui le placerait en présence de moins de 16 ans et d'utiliser un ordinateur ou Internet pour communiquer avec eux.

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