Abus sexuels sur une enfant de 5 ans: Dany Vermette plaide coupable

Dany Vermette a plaidé coupable, lundi, au palais...

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Dany Vermette a plaidé coupable, lundi, au palais de justice de Shawinigan, à des accusations d'attouchements sexuels et d'incitations à des contacts sexuels sur une mineure.

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Le Nouvelliste

Au stade de son procès, Dany Vermette a finalement décidé de régler ses comptes avec la justice, lundi matin, en plaidant coupable à des accusations d'abus sexuels sur une mineure et de possession simple de marijuana.

Il a écopé d'une peine de trois ans et demi de pénitencier et sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité. 

Âgé de 33 ans, Dany Vermette, autrefois domicilié à Lac-à-la-Tortue, a en effet admis s'être livré à des attouchements sexuels sur une jeune fille entre 2002 et 2012 et l'avoir incitée à le toucher. Lorsque les délits ont commencé, l'enfant n'avait que cinq ans. Il lui caressait notamment les seins et la vulve. Plus l'enfant grandissait et plus la fréquence des gestes et leur gravité augmentaient. 

Hier, la procureure de la Couronne, Me Laura-Élisabeth Trempe, a notamment raconté au juge Michel Babin que les caresses et les gestes de masturbation pouvaient survenir deux fois par semaine lorsque la petite était âgée de 10 ans. Et lorsqu'elle a eu 14 ans, il l'a forcée à avoir des relations sexuelles complètes à quatre occasions.

Or, jamais la victime n'a dénoncé les agressions. C'est sa mère qui a fait la terrible découverte en mettant la main sur une vidéo compromettante filmée par Vermette à l'insu de la victime. Cette dernière a ensuite fait une déclaration aux policiers dans laquelle elle relatait les abus sexuels qu'elle avait subis. 

Hier, le procès d'une durée de jeux jours devait commencer au palais de justice de Shawinigan mais les discussions entre la Couronne et son avocat Me Marc Delisle ont finalement conduit à un plaidoyer de culpabilité et à une suggestion commune de sentence. 

Après réflexion, le juge a entériné cette suggestion de trois ans et demi de prison, estimant qu'elle était raisonnable dans les circonstances. D'une part, la victime, maintenant âgée de 18 ans, n'aura pas à témoigner dans le cadre d'un procès, ce qui l'a soulagé grandement. D'autre part, la sentence tient compte également des séquelles avec lesquelles elle doit vivre, des antécédents judiciaires de Vermette (il a déjà été reconnu coupable de conduite dangereuse causant la mort en 2004, de fraude et de possession de faux documents) et de la nature des offenses.

À leur sortie de la salle d'audiences, la mère de la victime et son conjoint étaient visiblement soulagés de l'issue de procédures judiciaires. «C'est un méchant soulagement pour nous tous. On va pouvoir passer à autre chose. On va arrêter de penser à tout ce qui est arrivé, aux mauvais souvenirs», ont-il mentionné.

Certes, ils avouent éprouver beaucoup de colère contre Dany Vermette. «Je ne suis pas certaine que je vais lui pardonner un jour. Ma fille a des séquelles. Sur un plan social et humain, c'est très difficile. Elle est très renfermée et a peu d'estime», a indiqué la maman. 

D'un autre côté, le processus juridique était essentiel selon elle. «Nous aurions aimé une peine de cinq ans de prison mais trois ans et demi, c'est pas mal dans les circonstances. On souhaite juste pouvoir tourner la page maintenant», a t-elle conclu.

Outre la peine de pénitencier et l'inscription au Registre des délinquants sexuels,  Dany Vermette ne pourra pas avoir d'armes pendant dix ans. Il lui sera interdit de se rendre dans des lieux publics comme des parcs et des terrains de jeu où des mineurs sont susceptibles de s'y trouver et d'occuper un emploi le plaçant en présence de mineurs et ce, pendant cinq ans. Il ne pourra pas non plus contacter la victime et même approcher son domicile.

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