Saint-Tite: Marc-André Paquin accusé de voies de fait graves

Marc-André Paquin a été conduit au palais de... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Marc-André Paquin a été conduit au palais de justice de Shawinigan mardi après-midi pour sa comparution.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Marc-André Paquin, un homme âgé de 31 ans du secteur Lac-à-la-Tortue, à Shawinigan, a formellement été accusé de voies de fait graves en lien avec la violente agression qui a laissé Martin Caron dans le coma.

Martin Caron ... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK) - image 1.0

Agrandir

Martin Caron 

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

En présence de membres de sa famille et de proches, Paquin a en effet comparu en milieu d'après-midi, mardi, au palais de justice de Shawinigan. L'avocat du prévenu, Me Jean-Sébastien Gladu, a réservé son choix à ce stade des procédures, de sorte qu'aucun plaidoyer n'a été enregistré pour l'instant. 

Le procureur de la Couronne, Me Maxime Laroche, s'est pour sa part objecté à la remise en liberté du prévenu et ce, en raison de la gravité du geste qu'il aurait posé à Saint-Tite le 18 septembre dernier mais aussi de son passé judiciaire. En effet, Paquin a des antécédents en matière de conduite avec les facultés affaiblies, de voies de fait causant des lésions corporelles, de possession de stupéfiants pour fins de trafic, de bris d'engagements et de bris de probation. 

En 2010, il avait notamment eu une sentence suspendue, une probation de trois ans et 80 heures de travaux communautaires à effectuer pour les voies de fait commis en 2008. Il a déjà aussi écopé de neuf mois avec sursis pour les infractions reliées notamment aux stupéfiants en 2007. 

L'individu, qui n'a manifesté aucune émotion particulière dans le box des accusés, devra donc demeurer en prison d'ici à la tenue de son enquête sur caution. Celle-ci a été fixée pour la forme uniquement à jeudi. 

C'est grâce à des informations transmises par le public que les policiers ont finalement mis la main au collet de ce suspect. Louis Boisvert, le beau-frère de la victime Martin Caron, s'est dit soulagé d'apprendre son arrestation et sa mise en accusation. «Trouver une personne dans une foule de plus de 500 000 personnes n'était pas évident. J'avais peur que la police n'y arrive pas mais finalement, grâce à la récompense que j'avais promise de 5000 $ et la collaboration des médias, l'agresseur a été dénoncé. J'ai personnellement reçu des appels à ce sujet. Je vais d'ailleurs prendre les dispositions pour donner la récompense promise à la personne qui nous a communiqué son identité même si elle n'était pas intéressée par l'argent», a-t-il indiqué mardi après-midi. 

Selon lui, justice doit maintenant être faite. «Martin n'aura plus la vie qu'il avait avant. Et pourtant, il était un sportif, un cadre d'entreprise. Aujourd'hui (mardi), il est toujours dans le coma. On ne sait pas ce qui va lui arriver», a-t-il ajouté. 

L'homme de 32 ans de Joliette a été frappé à la tête, en pleine rue à Saint-Tite, dans la nuit de jeudi à vendredi. Il s'était penché pour ramasser une peluche qu'il avait gagnée et le suspect l'a frappé à coups de pied au visage à cause, semble-t-il, d'une blague qu'il n'aurait pas appréciée. La victime est ensuite tombée à la renverse et s'est fracturée le crâne. À l'hôpital, Martin Caron a dû se faire retirer une partie de la boîte crânienne à la suite d'une hémorragie au cerveau. 

Le procureur, Me Laroche, a pour sa part rappelé que le travail des enquêteurs se poursuit toujours sur cette affaire. «La victime est entre la vie et la mort. S'il fallait que par malheur, elle décède, le suspect pourrait alors être accusé d'homicide involontaire», a-t-il précisé. 

Par contre, en ce qui concerne les deux autres agressions survenues à Saint-Tite, les suspects courent toujours. Rappelons qu'au lendemain de cette agression, dans la nuit de vendredi à samedi. Mathieu Grégoire a été tabassé à coups de bouteille de bière. Il s'agit d'un geste qu'il considère comme homophobe. 

Enfin, un jeune homme de 22 ans, Guillaume Pilon-Côté, avait été agressé le 12 septembre dans une ruelle par trois individus qui avaient fait main basse sur son portefeuille.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer