Alerte à la bombe au mariage Snyder-PKP: Guy Harvey plaide coupable

Guy Harvey... (Audrey Tremblay)

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Guy Harvey

Audrey Tremblay

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(La Tuque) L'individu accusé d'avoir fait un faux appel à la bombe au mariage de Julie Snyder et de Pierre Karl Péladeau a plaidé coupable aux infractions reprochées devant le tribunal, mardi, à La Tuque. Guy Harvey devra effectuer 200 heures de travaux communautaires en plus de devoir se soumettre à une probation de deux ans.

«Je regrette, j'ai des remords [...] C'est un geste irréfléchi et ça va me suivre pendant un certain temps», a lancé Guy Harvey.

Son avocate, Me Mélanie Ricard, avait précédemment demandé une évaluation psychologique quant à son aptitude à comparaître.

Après avoir pris connaissance du rapport, le juge l'a déclaré apte à poursuivre les procédures judiciaires.

«Monsieur reconnaît avoir fait l'appel. Il a donné comme justification que c'était une joke. [...] C'est un total manque de jugement et il le reconnaît aujourd'hui», a expliqué Me Mélanie Ricard.

Il a donc enregistré un plaidoyer de culpabilité sur le chef d'avoir amené un agent de la paix à commencer ou continuer une enquête en rapportant qu'une infraction, soit d'avoir placé une substance explosive dans l'intention de détruire ou d'endommager un bien, avait été commise alors que ce n'était pas le cas.

Il a également reconnu sa culpabilité sur le chef de menace de causer la mort ou des lésions corporelles à Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau.

Guy Harvey a reconnu avoir logé un appel à la ligne Info-crime pour mentionner qu'une bombe allait exploser au mariage. L'individu, qui a logé l'appel de sa résidence, a commis le geste deux jours avant le mariage du célèbre couple.

Guy Harvey était détenu depuis son arrestation, il y a 32 jours. Les avocats ont soumis une suggestion commune au juge David Bouchard. Ils ont proposé une probation de deux ans avec un suivi d'un an.

Toutefois, ce n'était pas suffisant pour le juge. Ce dernier lui a imposé 200 heures de travaux communautaires en plus de ce qui était demandé par les avocats.

«Quand on parle d'isolement psychosocial, d'anxiété, d'angoisse, vous faire sortir de la maison pour l'accomplissement de travaux communautaires va vous permettre de favoriser votre réinsertion sociale», a lancé le juge.

Dans cette décision, le juge a pris en compte les facteurs atténuants, soit le plaidoyer de culpabilité, la collaboration avec les autorités, les regrets et l'âge de l'accusé.

Les facteurs aggravants, soit la mobilisation policière et les huit pages d'antécédents judiciaires datant de 1981 à 2006, ont également été considérés.

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