Violence conjugale: absolution conditionnelle pour Dave Robert

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Dave Robert, qui a reconnu sa culpabilité la semaine dernière de s'être livré à des voies de fait contre son ex-conjointe, a bénéficié, lundi, d'une absolution conditionnelle.

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(La Tuque) Dave Robert, qui a reconnu sa culpabilité la semaine dernière de s'être livré à des voies de fait contre son ex-conjointe, a bénéficié, lundi, d'une absolution conditionnelle.

Avant de prononcer la sentence, le juge David Bouchard, qui avait pris la cause en délibéré, a souligné qu'il avait tenu compte des circonstances aggravantes, soit l'infraction qui constitue un mauvais traitement envers la victime et de la durée de l'infraction.

Les facteurs atténuants, également pris en compte par le tribunal, étaient quant à eux plus nombreux. On parle de l'absence de préméditation, l'absence d'antécédent judiciaire, la contribution de l'alcool et de la drogue dans le passage à l'acte, le suivi psychologique et le plaidoyer

de culpabilité.

«À l'audience, il offre des excuses à la victime. La sincérité de celles-ci est perçue par le tribunal. L'accusé pleure. [...] Il est conscient des conséquences psychologiques subies par la victime», a souligné le juge.

Il a aussi pris en compte le montant de 1000 $ qu'il a offert en dons à deux organismes latuquois, les quatre jours que l'accusé a passés derrière les barreaux au moment de son arrestation, le fait que Dave Robert est un actif pour la société, qu'il emploie dix travailleurs, que sa scolarité est faible et que plusieurs personnes dépendent de ses activités commerciales.

La peine doit atteindre deux objectifs principaux, selon le juge, soit de dénoncer le caractère inacceptable et criminel de la violence conjugale et d'accroître la confiance des victimes envers l'administration de la justice.

«Entre l'automne 2012 et janvier 2014, date de rupture, aucun geste ne lui est reproché. Il respecte ses conditions depuis avril 2014», a fait remarquer le juge. 

Au départ, l'avocat de l'accusé demandait une absolution inconditionnelle tandis que le procureur de la Couronne demandait 240 heures de travaux communautaires en plus d'une probation de deux ans.

«Le tribunal croit qu'il est dans l'intérêt véritable de l'accusé, sans nuire à l'intérêt du public, de prononcer une absolution. Par contre, le tribunal croit en la nécessité d'imposer des conditions», a fait savoir le juge.

Pendant un an, Dave Robert devra donc se soumettre à des conditions, notamment de garder la paix et d'avoir une bonne conduite, et de ne pas importuner la victime.

Rappelons que Dave Robert a reconnu six événements de violence physique et psychologique. Les épisodes se sont déroulés entre 2008 et 2012. La victime serait, entre autres, tombée dans des escaliers, car l'accusé la poursuivait, il lui aurait également tiré des objets, et l'aurait prise fermement par les poignets.

L'accusé, selon les dires de la poursuite, l'aurait également prise par le cou pendant 2 à 3 secondes, mais l'accusé n'avait pas de souvenir de l'événement vu son état d'ébriété avancé à ce moment.

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