Violence conjugale: Dave Robert plaide coupable

Un homme de 33 ans de La Tuque,...

Agrandir

Un homme de 33 ans de La Tuque, Dave Robert, a reconnu sa culpabilité dans un dossier de violence conjugale.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Un homme de 33 ans de La Tuque, Dave Robert, a reconnu sa culpabilité dans un dossier de violence conjugale. Le juge David Bouchard l'a déclaré coupable de s'être livré à des voies de fait contre son ex-conjointe. Les deux avocats ont fait leur recommandation au juge, qui rendra la sentence la semaine prochaine.

En enregistrant un plaidoyer de culpabilité, Dave Robert a reconnu six évènements de violence physique et psychologique. Les épisodes se sont déroulés entre 2008 et 2012. La victime serait, entre autres, tombée dans des escaliers, car l'accusé la poursuivait, il lui aurait également lancé des objets, et l'aurait prise fermement par les poignets.

L'accusé, selon les dires de la poursuite, l'aurait également prise par le cou pendant deux à trois secondes, mais l'accusé n'a pas de souvenir de l'événement vu son état d'ébriété avancé à ce moment.

L'accusé s'est excusé à plusieurs reprises à son ex-conjointe qui était présente dans la salle.

«Tout ce que j'ai pu faire, je m'en excuse», a-t-il lancé la gorge serrée par l'émotion.

Dans ses représentations, Me Jacob a insisté sur les conséquences qu'un dossier criminel pourrait avoir sur l'accusé, un entrepreneur forestier, qui possède une flotte de camion. Il avait préalablement fait entendre l'accusé et sa conjointe actuelle.

«Monsieur a expliqué qu'il avait 10 employés, donc 10 familles qui dépendent de lui et qui vivent d'un travail donné par monsieur», a souligné l'avocat de l'accusé.

«Les institutions bancaires, autant que les assureurs posent des questions au niveau des antécédents judiciaires, donc clairement, cela pourrait avoir des impacts sur sa vie et sur son entreprise», a-t-il soutenu.

Me Jacob a aussi souligné que l'accusé a respecté ses conditions à la lettre et qu'il avait dû passer quatre jours derrière les barreaux au moment de son arrestation. De plus, Me Jacob a fait valoir que l'accusé avait déjà versé 1000 $ en dons à des organismes qui viennent en aide à la communauté de La Tuque et qu'il avait fait des démarches avec un psychologue.

«Il a un mode de vie normal. Il se comporte normalement en société. Il n'a pas d'antécédents judiciaires. Je pense que la demande ne va pas contre l'intérêt public», a fait valoir Me Jacob. Ce dernier demande au juge une absolution inconditionnelle.

Le procureur de la Couronne, pour sa part, demande des heures de travaux communautaires et une probation de deux ans.

«De la violence conjugale sur une période de quatre à cinq ans avec le nombre de gestes, ça aurait pu valoir de la détention», a-t-il affirmé en débutant ses représentations sur la peine.

Toutefois, le procureur a pris en considération l'absence de récidive, le fait que l'accusé soit un actif pour la société, et qu'il a un enfant.

«Je pense que les travaux communautaires sont l'alternative. [...] Mon quantum était de 240 heures, mais monsieur a fait un don, alors je vous laisserai pondérer en lien avec le don qui a été fait», a souligné le procureur.

Il a beaucoup mis l'accent sur la dénonciation et la dissuasion des gestes qui ont été commis, mais il s'est également attardé aux conséquences sur la victime.

«Perte d'estime de soi, perte de confiance en soi, malaise, anxiété, culpabilité, honte, colère, tristesse, perte de joie de vivre, réveil nocturne, fatigue, paranoïa [...] ce sont des conséquences graves qui émanent des gestes posés par monsieur. On doit dénoncer la violence conjugale», a-t-il insisté.

Dave Robert avait déjà fait les manchettes dans un dossier hautement médiatisé en 2003, en lien avec le décès Christine Baillargeon. La jeune femme de 16 ans avait été retrouvée sur la rue Tessier à La Tuque dans des circonstances nébuleuses.

Les enquêteurs de la Sûreté du Québec avaient conclu qu'il s'agissait d'un accident et que Dave Robert, le conducteur de la camionnette dans laquelle elle prenait place, n'était pas impliqué. D'ailleurs aucune accusation n'avait été portée contre lui.

Dans sa version des faits, le jeune homme alors âgé de 20 ans avait soutenu que la victime s'était elle-même jetée en bas de sa camionnette alors qu'elle se trouvait dans un état anormal. Il avait expliqué dans les médias qu'elle se trouvait sous l'influence de la drogue et que lorsqu'il l'avait conduit au poste de police, elle avait ouvert la porte de son véhicule et s'était lancé à l'extérieur sans qu'il puisse l'en empêcher.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer