Une première production de wax démantelée à Trois-Rivières

Pour la première fois de son histoire, la Sécurité publique de Trois-Rivières a... (Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste)

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Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour la première fois de son histoire, la Sécurité publique de Trois-Rivières a démantelé, mercredi, une production artisanale de wax, cette nouvelle drogue très puissante qui est un dérivé du cannabis.

Un individu, Jonathan Vallerand, a d'ailleurs été arrêté lors de la perquisition effectuée dans son logement de la rue Léo-Pidgeon. Il fait face à des accusations de production et de possession pour fins de trafic.

Selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre, le suspect, un homme de 27 ans sans antécédents judicaires, aurait converti une pièce de son logement pour y produire de la wax. Il y aurait notamment installé des ventilateurs pour réduire les risques d'explosion.

Comme l'a expliqué l'agent Michel Letarte, porte-parole de la police de Trois-Rivières, la production de cette substance est particulièrement dangereuse puisqu'elle nécessite l'utilisation de butane ou de naphta, au même titre que le haschich.

«Une simple étincelle suffirait à tout faire exploser! C'est très dangereux», a-t-il prévenu.

En fait, la marijuana est placée dans un tube ou une bouteille. On utilise des produits hautement inflammables comme du naphta et du butane pour en extraire à son plus haut niveau le THC, l'ingrédient actif de la marijuana, et en faire après plusieurs étapes, de la résine de cannabis cristallisée ressemblant à de la cire ou du miel.

Or, la wax est une drogue qui présente un taux de THC de 80 % à 100 % alors que le cannabis sous sa forme ordinaire en contient habituellement entre 5 et 20 %. Un morceau de la taille d'une mine de crayon équivaut à fumer un joint de cannabis. Sa puissance accroit donc sa dépendance et sa dangerosité.

Au Québec, les perquisitions pour ce type de stupéfiant sont très rares.

À Trois-Rivières, c'est d'ailleurs la première fois qu'on démantèle une production de ce genre, bien qu'elle serait très rudimentaire.

Vallerand, qui est un père de deux jeunes enfants, en aurait fabriqué à quelques reprises depuis septembre 2014 pour satisfaire sa consommation personnelle.

Jeudi, lors de sa comparution en présence de son avocat Me Yvan Braun, le prévenu a été envoyé en thérapie à la Maison Carignan. Il reviendra en cour prochainement.

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