Valérie Poulin Collins libérée sous conditions mardi

Valérie Poulin-Collins a été condamnée à une peine... (Sylvain Mayer)

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Valérie Poulin-Collins a été condamnée à une peine de 31 mois de prison pour avoir enlevé un poupon le 26 mai 2014.

Sylvain Mayer

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Valérie Poulin Collins, cette jeune femme qui avait été condamnée à une peine de 31 mois de prison pour avoir enlevé un poupon le 26 mai 2014 au CHRTR, pourra finalement bénéficier d'une libération conditionnelle et ce, après avoir purgé 15 mois de prison incluant sa détention préventive.

À compter du 8 septembre, elle pourra donc quitter la prison Tanguay mais sous conditions, dont celle de demeurer à la Maison Carignan pour y suivre une thérapie qui a été spécialement adaptée à sa situation. Elle devra y demeurer au moins six mois, dont trois mois 24 heures sur 24. Toute sortie devra être approuvée par la Maison Carignan et la Commission des libérations conditionnelles. Elle devra également poursuivre son suivi avec son psychiatre et sa neuropsychologue et respecter sa médication. 

Mardi dernier, c'était la deuxième fois qu'elle se présentait avec son avocate, Me Karine Bussière, devant la Commission des libérations conditionnelles pour tenter d'obtenir sa liberté. La première fois remonte en mars dernier alors qu'elle avait purgé le sixième de sa sentence. On lui avait alors refusé une sortie préparatoire en raison notamment de son comportement en prison. On lui reprochait entre autres son arrogance et son refus de se soumettre aux règles. 

Or, cette fois-ci, sa libération lui a été accordée. Les commissaires ont conclu qu'elle représentait un risque assumable pour la collectivité notamment en raison de son plan de sortie et de sa motivation. En effet, la Maison Carignan et sa directrice clinique Audrey Alarie ont élaboré un programme personnalisé pour elle, adapté à son trouble de personnalité limite, sa tumeur au cerveau et sa dépendance aux stupéfiants. Une équipe multidisciplinaire a aussi été mise en place pour aider Valérie Poulin-Collins. 

D'ailleurs, l'avocate de la jeune femme n'a pas caché que la médiatisation de cette affaire avait rendu très difficiles ses démarches visant à lui trouver une ressource. «Personne ne voulait embarquer là-dedans. Seule la Maison Carignan a accepté de l'aider» a-t-elle tenu à souligner. 

Qui plus est, les commissaires ont tenu compte des propos du juge Jacques Trudel lors du prononcé de la sentence en octobre 2014. Ce dernier avait recommandé qu'elle puisse justement bénéficier de ce programme dans le cadre de son plan de sortie.

Le comportement carcéral de la jeune femme se serait aussi amélioré ces derniers temps. Selon son avocate, elle va beaucoup mieux. «Je suis satisfaite. Oui, son crime est grave mais au-delà de cet aspect, il y a aussi une personne qui criait à l'aide. C'est pourquoi il fallait mettre en place des ressources pour l'aider car je crois en la réinsertion sociale» a-t-elle conclu. 

Jointe mercredi en fin de journée, la mère de la petite Victoria, Mélissa McMahon, ne voulait pas commenter la libération de la femme responsable de l'enlèvement de sa fille.

Rappelons que Valérie Poulin-Collins a écopé en octobre dernier d'une peine de 31 mois de prison pour l'enlèvement de bébé Victoria, pour quatre vols à l'étalage et une possession de méthamphétamine. 

Or, en tenant compte de la détention préventive effectuée depuis son arrestation, calculée à temps et demi, elle devait purger deux ans moins un jour à la prison. 

Elle doit aussi se soumettre à une probation pendant trois ans au cours de laquelle il lui est interdit d'être en présence d'enfants de moins de dix ans et de se rendre dans des endroits où on garde des bébés, tels un hôpital, une garderie, un parc ou une école.

Notons que la petite Victoria avait été retrouvée saine et sauve quelques heures après son enlèvement grâce à l'aide de jeunes citoyens.

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