Trafic de cocaïne dans des bars: un livreur plaide coupable

Gilles-Philippe Fortier-Landry, un livreur de cocaïne pour le compte du clan... (Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste)

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Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Gilles-Philippe Fortier-Landry, un livreur de cocaïne pour le compte du clan d'Yvon Desrochers, a plaidé coupable, mardi, à trois accusations liées au trafic de stupéfiants lors de son retour au palais de justice de Trois-Rivières.

En présence de son avocat Me Pierre Spain, il a en effet admis s'être livré au trafic de cocaïne entre juin 2011 et janvier 2013, avoir comploté pour faire du trafic et d'avoir eu de la cocaïne en sa possession, toujours pour fins de trafic.

En janvier 2013, l'Escouade régionale mixte avait en effet démantelé un réseau de vente de stupéfiants qui opérait aux bars Le Paradoxe et La Relâche. La rafle policière s'était soldée par l'arrestation de sept personnes dont la tête dirigeante Yvon Desrochers, Sylvain Massicotte (celui qui ensachait la drogue et la gérait) et Gilles-Philippe Fortier-Landry, le livreur.

Ce sont les serveuses qui vendaient la cocaïne dans les bars aux clients. Elles gagnaient 5 $ sur chaque quart de gramme vendu à 25 $. Le commerce était lucratif puisqu'il est déjà arrivé qu'en un seul quart de travail, l'une d'elles vende jusqu'à 37 quarts de gramme. Ce trafic était en cours depuis trois ou quatre ans.

Dans le cas de Fortier-Landry, c'est Sylvain Massicotte qui l'approvisionnait en drogue. Il allait ensuite livrer la marchandise aux serveuses dans les deux bars. Il touchait pour sa part 0,90 $ du quart vendu. Lorsqu'il a été arrêté par les policiers, il avait plus de 250 sachets d'un quart de gramme en sa possession (sur lui et dans son véhicule), des cellulaires et de l'argent.

Comme il n'a qu'un seul antécédent judiciaire pour facultés affaiblies, un rapport présentenciel sera préparé. Sa peine sera prononcée le 3 février.

Rappelons qu'Yvon Desrochers avait été condamné à une peine de 54 mois de prison alors que Sylvain Massicotte avait pour sa part écopé de trois ans. Quant aux serveuses, elles ont principalement reçu des peines d'emprisonnement variant de six à neuf mois.

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