Un chat vivant retrouvé dans un conteneur

Éric De La Cruz, adjoint à la direction... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Éric De La Cruz, adjoint à la direction à la Société Saint-Vincent-de-Paul de Trois-Rivières, tient dans ses bras le chat qui a été retrouvé dans un conteneur de récupération de l'organisme en pleine période de canicule le 21 août dernier.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Toute une surprise attendait les employés de la Société Saint-Vincent-de-Paul de Trois-Rivières le 21 août dernier lorsqu'ils ont retrouvé un chat vivant dans l'un des conteneurs de l'organisme.

«Voilà un geste complètement inhumain qui nous dépasse tout le monde. Quelqu'un a voulu intentionnellement se débarrasser de son chat en le laissant dans l'une de nos boîtes de récupération. On lui avait même laissé un peu de nourriture. Je n'en reviens pas car c'est un chat en bonne santé, âgé entre trois et cinq ans, qui est dégriffé et opéré et qui n'a aucune malice!», a déploré Éric De La Cruz, adjoint à la direction de la Société Saint-Vincent-de-Paul.

Lorsque le chat a été retrouvé, il était caché au fond du conteneur, enseveli sous les sacs de vêtements et autres dons en provenance de la population. Guy Pellerin est l'employé qui a fait la triste découverte.

«Ça n'est pas arrivé dans un quartier pauvre mais bien dans un secteur favorisé. Le conteneur était situé sur le boulevard des Récollets, près de l'église Pie-X. Comme à mon habitude, j'ai déverrouillé le conteneur, enlevé les sacs pour ensuite découvrir l'animal qui était caché dans le coin. Il y avait de l'urine sur le sol. Il devait être là depuis deux ou trois jours puisque nous faisons la collecte aux trois jours», a-t-il précisé.

Sur le coup, il a pensé contacter la Société protectrice des animaux. «Le chat miaulait. Il n'avait pas de collier. Je n'osais pas l'approcher sans trop savoir comment il réagirait mais il était super calme. Je l'ai pris dans mes bras et j'ai regardé aux alentours pour voir si quelqu'un n'allait pas arriver pour le récupérer mais non. En cinq ans, c'est la première fois que je vois ça. C'est horrible!», a-t-il mentionné.

On sait que par l'entremise de la Société Saint-Vincent-de-Paul, la population est invitée à faire des dons dans l'un ou l'autre des 12 conteneurs placés aux quatre coins de la ville de Trois-Rivières. La collecte de la marchandise se fait trois fois par semaine. On y récupère notamment des vêtements, des meubles, de la vaisselle, des jouets et des articles de sport. Le problème est qu'on y trouve aussi beaucoup de vidanges.

«En fait, il faut jeter la moitié de la marchandise qu'on ramasse. Il n'y a pas longtemps, un homme est venu nous donner une bouteille de ketchup vide et des cannes de sirop d'érable vides elles aussi. On lui a dit qu'il valait mieux qu'il les jette directement dans un bac de recyclage. Or, il s'est fâché: il a ramassé ses contenants vides et il est reparti en disant qu'il les donnerait à quelqu'un d'autre», a expliqué M. De La Cruz.

En fait, il constate que certaines personnes sont prêtes à donner ce qu'elles ont de plus précieux, tout particulièrement des objets ayant une grande valeur sentimentale, alors que d'autres confondent les conteneurs de récupération de la Société Saint-Vincent-de-Paul avec le conteneur à ordures. «Et voilà qu'aujourd'hui, nous nous retrouvons avec un animal. Nous ne sommes pas un dépotoir, ni un centre de recyclage et encore moins la SPA!», a lancé M. De La Cruz avec une pointe d'agacement dans la voix.

Pour les fins de la petite histoire, le chat a finalement été adopté par Éric De La Cruz.

«Il était traumatisé les premiers jours mais maintenant il va mieux. Il a un peu d'embonpoint mais sans plus. On pensait le garder ici dans notre magasin de la rue Royale; il aurait pu devenir notre mascotte vu les circonstances de son arrivée chez nous mais ce n'était pas évident avec la clientèle. Il demeure chez moi avec mon autre chat», a ajouté M. De La Cruz.

Par contre, son message est clair: «J'ai décidé de garder ce chat mais je ne vais pas tous les adopter. La population doit comprendre qu'il y a des choses qui ne se font pas. On a trouvé un animal. La suite, ce sera quoi? Un enfant? Un cadavre?», a-t-il évoqué.

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